05.02.2010
TIBE 2010 en beauté !

La 18e édition du Taipei International Book Exhibition (TIBE), le plus important salon du livre en Asie, s’est tenue à Taipei World Trade Center (TWTC) du 27 janvier au 1er février 2010. Aperçu des dimensions de cette manifestation à travers quelques chiffres : 500 000 visiteurs en 2009 (soit une hausse de 20% de sa fréquentation par rapport à 2008) ; 41 pays représentés ; 900 éditeurs dont 580 étrangers ; 36 000 m² de superficie...
Trois particularités de l’édition 2010 : [1] la France est le pays invité d’honneur, avec des animations, expositions et délégation importantes ; [2] des auteurs chinois d’outre-mer (parfois écrivant en langues étrangères) sont invités à rencontrer le public taiwanais ; [3] le lancement de la politique d’aide aux livres électroniques.
Outre le fait que deux des spécificités de l'année sur trois m’intéressent directement, j’ai eu beaucoup de plaisir à vivre ce grand rendez-vous : pour une fois, je n'ai pas à me soucier de la vente des livres de HongFei (la librairie française de Taipei Le Pigeonnier du Quercy s’en charge), ni à en vendre les droits (je reste à Taipei après le salon, il n’y a pas d’urgence). Dans ce contexte, travailler de manière productive signifie pour moi BIEN VISITER LE SALON, ne pas perdre une miette de ce qu’il a à offrir : conférences, livres en chinois, dédicaces. C’est un luxe que je ne peux jamais m’accorder lorsqu’il s’agit d’un salon en France.
Dans une ambiance conviviale, j’ai pu représenter HongFei Cultures à une table-ronde aux côtés de collègues français éminents et expérimentés (Frédéric Lavabre, Brigitte Stéphan, Hannele Legras), écouter l’intervention savoureuse de la linguiste Marie Treps, me faire dédicacer un bel ouvrage sur la photographie japonaise par Patrick Bonneville (Directeur de l’Institut Français de Taipei), interroger l’écrivain Ha Jin qui vit à Boston, rater la conférence d’une amie de l’université devenue une auteur célèbre… et nouer contact avec un artiste allemand. Sans parler des piles de livres que j’ai achetés sans compter (dont un dictionnaire-gadget sino-japonais et une Histoire de l’Allemagne). Soyons fous !
17:33 Publié dans journal d'éditeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tibe, salon du livre, taipei, hongfei, marie treps, frédéric lavabre, brigitte stéphan, hannele legras, le pigeonnier du quercy, institut français de taipei
16.01.2010
Voyage interplanétaire (3)
Paris-Taipei : dix heures de vol sans escale. Lire un journal en chinois à bord d’un avion me fait toujours un drôle d’effet : article après article, page après page, on a la sensation d’embarquer dans un accélérateur débouchant sur une planète qui évolue à une vitesse folle. Ca donne le tournis.
Économie, technologie, finance, tourisme, région, gouvernance, environnement, société, etc. : les secteurs de l’industrie et de l’équipement me paraissent les plus hallucinants. Les prévisions à l’horizon de 2012 ? Elles sont évoquées non pas pour qu’on discute de « comment y arriver ? », mais pour qu’on prenne des décisions aujourd’hui en ayant intégré ces « acquis ». Ici, le futur s’écrit au présent. Quant au passé…
Quant au passé, il arrive qu’il ne se laisse pas effacer et qu’il resurgisse de manière inattendue. Il y a une semaine, j’ai reçu le mail d’un camarade de faculté des sciences physiques : les anciens étudiants de notre promotion se donnent rendez-vous pour un déjeuner de travail, en vue d'une réunion vingt ans après notre fin d'études.
« The Past Is a Foreign Country » (Le Passé est un pays étranger) : j’ai toujours aimé le titre de ce livre écrit par David Lowenthal en 1985. Me voilà prêt pour un autre voyage intersidéral…
image : National Taiwan University © http://homepage.ntu.edu.tw/~ktchou/
10:31 Publié dans journal d'éditeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : taipei, chine, futur, passé, national taiwan université
09.01.2010
Voyage interplanétaire (2)
Un voyage interplanétaire a ceci de particulier : on ne peut pas être sur deux planètes en même temps. Comme les planètes ne se touchent jamais, pour atterrir sur l’une il faut avoir quitté l’autre.
Cette métaphore pour un déplacement entre deux pays m'a d'abord paru tout à fait convaincante. En effet, je suis né et ai grandi sur l’île de Taiwan. Me rendre dans un autre pays impliquait « une traversée » par bateau ou par avion. De là à s’imaginer dans un vaisseau spatial, il n’y a qu’un pas.
Or, cette évidence a été bouleversée lors de mon premier voyage de Paris à Amsterdam en bus. J’avais appris à l’école que Les Pays-bas et la France sont deux pays distincts et pourtant ! Sans bateau ni avion, je me suis retrouvé dans un autre paysage où les gens parlent une autre langue.
Avec cet étonnement j'ai pris conscience que le franchissement de frontières invisibles – celles de langues, de coutumes et de manières de penser, par exemple – peut être tout aussi passionnant que la traversée d’un espace interstellaire.
Et quand on sait que, au-delà des frontières, on peut continuer à donner, recevoir, rêver et aimer, on commence à se sentir chez soi sur la terre.
image extraite de l'album "Si je grandis..." par Mélusine THIRY (éd. HongFei Cultures 2009)
00:08 Publié dans journal d'éditeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : frontière, chine, aimer, traversée, franchissement, culture, langue, coutume, si je grandis, mélusine thiry
18.12.2009
Voyage interplanétaire (1)
Le 11 décembre à 18h à la librairie Le Phénix, nous avons assisté à la présentation du deuxième numéro de « Planète Chinois » : la revue de tous ceux qui étudient le chinois (et découvrent une culture), fruit d’une collaboration de qualité entre la prestigieuse maison d’édition chinoise Shangwu Yinshuguan et le CNDP (Centre national de documentation pédagogique). Le périodique trimestriel, riche en articles, photos, reportages, initiations à la langue et l’écriture chinoises, se prolonge avec un site internet qui fournit gratuitement des supports multimédia interactifs pour transporter le lecteur sur une autre planète, sans bagage (ni émission de CO2).
Cette belle publication en main, je cherche des mots pour vous inviter à en faire l’expérience. Soudain, ma pensée fait un grand bond en arrière. En 1989 (il y a vingt ans, et oui), je me suis inscrit à l’Alliance Française de Taipei pendant deux trimestres pour commencer mon apprentissage de la langue française.
C’était un cours du soir, deux ou trois séances par semaine. Mon premier professeur s’appelait Brigitte et le deuxième Valérie, toutes les deux jeunes, belles et fort sympathiques. Pour rendre mes devoirs rédigés en français, j’utilisais mon PC ; les lettres avec accent devaient être saisies une à une avec la fonction « insérer des caractères spéciaux ». C’était fastidieux mais j'étais fier de présenter mes compositions à Valérie (avec Brigitte, je n’avais pas encore le niveau pour écrire).
… Je m’éloigne un peu du sujet qui est la revue « Planète Chinois ». Mais en effet, elle me rappelle la méthode française « Sans Frontières » pratiquée à l’Alliance Française en 1989. J’y ai découvert l’existence fictive d’un monsieur (dont j’ai oublié le nom et prénom), pianiste habitant Place Contrescarpe à Paris. Celle aussi de plusieurs jeunes Suisses voyageant en Bretagne ayant obtenu l’aimable permission d’un agriculteur de camper sur son champ d’artichauts ; pour le remercier ils lui offraient des chocolats suisses avant de repartir.
Trois ans plus tard, j’ai atterri sur la Planète Français. Qui l’eut cru ?
Seul, empruntant le métro parisien, sous un ciel gris, je suis venu voir de mes propres yeux cette fameuse place Contrescarpe (hélas je ne saurai pas vous dire à quoi ressemble un champ d’artichauts en Bretagne ; je n’en ai jamais vu).
(à suivre)
09:15 Publié dans journal d'éditeur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : cndp, chine, planète chinois, alliance française, le phénix
31.10.2009
Rencontre écrivains jeunesse à Velaux
Un grand merci à l’équipe de la médiathèque Les quatre tours de Velaux (Bouche-du-Rhône) dirigée par Valérie San Agustin, ainsi qu’à l’association Les amis de la médiathèque et au CRILJ13 (centre de recherche et d’information sur la littérature jeunesse, présidé par Mireille Joly), pour leur accueil chaleureux et efficace lors de la dernière « rencontre écrivains jeunesse » des 16 et 17 octobre :
§ rencontre avec Arquier, un hôtel centenaire plein de charms au pied de l'aqueduc de Roquefavour. Des feuilles de platanes tombent, silencieuses, dans le ruisseau sous ma fenêtre ;
§ rencontre avec les élèves de CP des écoles Jean Jaurès et Jean Giono qui ont lu « Pi, Po, Pierrot » et qui m’ont posé plein plein de questions – à qui j’en ai posé tout autant ;
§ rencontre avec des écrivains jeunesse sensibles et attachants dont Janine Teisson (La petite pierre de Chine, éd. Actes sud junior 2004) et Agnès Bertron (La lettre des oiseaux, éd. Nathan 2009).
En attendant d'autres encore plus belles à venir...
22:43 Publié dans journal d'éditeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : velaux, crilj13, janine teisson, agnès bertron, pi po pierrot
23.09.2009
Le sens du patrimoine
C'est par mon ancien métier d’architecte que j'ai été amené à connaître l’auteur avant qu’il ne publie cet ouvrage de référence sur la signification du « patrimoine » pour les Chinois. Architecte et urbaniste, Zhang Liang aborde ce sujet en s’appuyant sur des exemples de patrimoine bâti en Chine, mais la portée de sa réflexion va bien au-delà de ce champ d’investigation.
Dès l’introduction, l’auteur dresse une carte d’exploration pour les lecteurs peu familiers avec le monde chinois. Sur la notion d’authenticité, il souligne « une opposition entre absence de préservation matériellement authentique et respect des valeurs spirituelles et morales du passé. » Quant à l’éternité, elle « habite les gens plutôt que les pierres, l’architecte mais non l’architecture. »
Sur le rapport au passé et l’attitude envers le changement des Chinois, l’auteur cite une phrase clé tirée de la célèbre Préface au Pavillon des orchidées du calligraphe WANG Xizhi (303-361) : « Nos successeurs nous regarderont comme aujourd’hui nous regardons le passé. »
C’est en devenant nous-mêmes créateurs de sens et de beauté que nous nous rendons dignes héritiers du riche patrimoine culturel légué par les hommes et les femmes qui nous ont précédés.
couverture : La naissance du concept de patrimoine en Chine, xixe-xxe siècles
auteur : Zhang Liang
éditions : Recherches/Ipraus, 2003
01:03 Publié dans journal d'éditeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : chine, patrimoine, zhang liang, authenticité, passé, culture
02.08.2009
Nezha, l'enfant-dieu
titre : Nezha mon frère 我家有個風火輪
auteure du texte : ZHANG Manjuan 張曼娟
éditions : Tianxia 天下文化
année : 2006 Taipei
langue : chinoise
C’est avec plaisir que j’ai parcouru les cent pages d’un seul trait. Le récit, inspiré d’un épisode du roman L’Investiture des dieux (XU Zhonglin 許仲琳, 16e siècle), raconte la vie de Nezha 哪吒, l’unique enfant-dieu dans le panthéon chinois.
Nezha est le troisième fils de LI Jing, un général qui a contribué à la fondation de la dynastie des Zhou vers le 11e siècle avant J.C. Mais il est surtout l’incarnation d’un disciple du maître taoïste Taïyi Zhenren. Sa naissance est si peu naturelle que LI Jing a voulu lui ôter la vie sur le champ. Depuis, cet enfant à la fois innocent et puissant ne cesse de causer des ennuis à son père en offensant les Rois dragons malgré lui, jusqu’au point d’orgue où il « rend sa chair à sa mère et ses os à son père » et se donne la mort.
L’histoire aurait pu s’arrêter là si LI Jing n’avait pas profané le temple érigé par la mère en mémoire de Nezha. Ressuscité par le maître taoïste, Nezha revient combattre LI Jing qu’il ne reconnaît plus comme son père.
L’auteure ZHANG Manjuan est une écrivaine confirmée publiée depuis plus de vingt ans. Fascinée par les histoires fantastiques dans la tradition littéraire chinoise, et consciente de la nécessité de faciliter l’accès à cet héritage pour la jeune génération, elle a choisi quatre récits classiques qui, sous son plume imaginatif, gagnent une « second life ». L’intention est louable et le résultat convaincant.
Un bel exemple de « transmission créative ».
03:47 Publié dans journal d'éditeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nezha, transmission créative, zhang manjuan
01.07.2009
Deux cultures, une maison

À l’invitation de Mme Sophie Cornu, HongFei Cultures a eu le plaisir de participer à l’Université d’été de la littérature pour la jeunesse de l’Institut International Charles Perrault les 24 et 25 juin derniers à l’Hôtel de Mézières à Eaubonne (Val d’Oise). Les deux éditeurs de la maison d’édition ont, dans ce cadre, animé deux ateliers sur les thèmes respectifs de « La lecture autrement » et « Récits de voyages éditoriaux ».
Pour « Récits de voyages éditoriaux », nous avons axé notre présentation sur trois aspects de la trajectoire de la maison HongFei Cultures inscrite dans le paysage de l’édition française pour la jeunesse :
la création d’une entreprise culturelle
Les deux fondateurs de HongFei Cultures ont chacun reçu et connu une formation et un métier avant de se consacrer à l’édition de jeunesse à plein temps. Ils ont fait la synthèse de leurs compétences professionnelles en 2007, réorganisées et actualisées au service de la création d’une maison d’édition.
Celle-ci est un projet culturel qui vise, d’une part, à encourager la création des illustrateurs et auteurs en France, et d’autre part à inviter le public de France à l’expérience d’une culture autre par la littérature illustrée. La culture chinoise (d’où est issu C.-L. Yeh) est devenue une source importante d’inspiration du projet.
Mais elle n’en est pas moins un projet d’entreprise. Il nous appartient de concevoir une offre adaptée aux demandes de lecteurs et d’assurer l’équilibre budgétaire de l’exploitation par la vente des publications. En effet, indépendamment de son contenu culturel, le livre est un produit industriel et une marchandise qui n’échappe pas aux règles de la concurrence. Celle-ci peut décourager l’éditeur dans la conception de livres qui sortent des sentiers battus, tout comme elle peut l’obliger à toujours augmenter la qualité de ses publications.
la Chine nous inspire pour imaginer des livres pour enfants en France
La majeure partie des livres est souvent portée devant le lecteur grâce à des médiateurs. C’est particulièrement vrai lorsqu’il s’agit de livres pour enfants. Des libraires, bibliothécaires, enseignants, critiques, journalistes, associations, etc. … tous s’attèlent à repérer et recommander aux lecteurs de bons livres parmi ceux très nombreux paraissant saison après saison.
Dans ce contexte, pour exister, nos livres doivent se faire remarquer en apportant du nouveau dans leurs forme et esprit, sans aller jusqu’à devenir inclassables.
HongFei Cultures cherche son équilibre dans cette « biodiversité » :
- par son travail éditorial, elle présente des textes d’auteurs venant de la belle tradition littéraire chinoise à l’adresse du grand public qui, sans être sinophile, peut parfaitement recevoir ce que ces albums ont à offrir ;
- dans sa proposition, elle veut rendre possible une « transmission créative » entre parents et enfants. Elle n’ignore pas le besoin des parents à « transmettre » un corpus ou une culture et des valeurs à leurs petits, mais elle croit aussi en la capacité des parents à transmettre et partager bien plus que des histoires répétées : par exemple, l’intérêt pour l’inconnu et la joie de la découverte.
la culture chinoise d’aujourd’hui peut faire sens pour le grand public français
Une expérience n’est pas une évasion, ni une connaissance livresque. Elle est un moment vécu qui transforme le regard.
Certains livres proposent cette expérience en s’appuyant sur une imagerie chinoise immédiatement « reconnaissable » (peinture traditionnelle, lavis, traits de visage, habit, mobilier, maisonnette, etc.). Mais l’histoire est-elle vraiment chinoise ou ne l’est qu’en apparence ? En effet, il ne suffit pas de prendre une histoire française et de changer le prénom du héro de « Frédéric » en « Chao », pour la faire devenir une histoire chinoise. L’habit ne fait pas le moine.
La culture chinoise a mille facettes. Ce qui nous intéresse pour notre travail d’éditeur, ce sont celles que la Chine a singulièrement cultivées par rapport à d’autres civilisations. Par exemple, l’idée d’une humanité qui se conçoit toujours à partir des « êtres en relation » les uns avec les autres, ou encore celle des transformations constantes de notre monde comme source de liberté, de beauté et de joie, et non d’angoisse.
Nous avons constaté que, sans habiller ses personnages en robe chinoise, un artiste peut parfaitement exprimer et communiquer des émotions simples, profondes, concrètes et justes aux lecteurs petits et grands en France. Cela implique un travail d’éditeur différent de celui qui crée une compilation savante ou exhaustive pour un lectorat sinophile et adulte. C’est beaucoup de défi mais quand c’est réussi, non seulement les enfants en profitent, mais avec eux leurs parents (et c’est tant mieux pour la « transmission créative » évoquée ci-dessus) et même les Chinois qui, un jour, pourront découvrir cette part de leur héritage culturel sous une nouvelle lumière.
10:08 Publié dans journal d'éditeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : institut international charles perrault, hongfei cultures, littérature jeunesse, lecture
28.06.2009
Texte d'ailleurs, images d'ici
À l’invitation de Mme Sophie Cornu, HongFei Cultures a eu le plaisir de participer à l’Université d’été de la littérature pour la jeunesse de l’Institut International Charles Perrault les 24 et 25 juin derniers à l’Hôtel de Mézières à Eaubonne (Val d’Oise). Les deux éditeurs de la maison d’édition ont, dans ce cadre, animé deux ateliers sur les thèmes respectifs de « La lecture autrement » et « Récits de voyages éditoriaux ».
Pour « La lecture autrement », nous avons présenté la démarche et l’expérience de HongFei Cultures résumées en quatre mots clefs : « Texte d’ailleurs, images d’ici ». Plus concrètement, il s’est agi pour nous d’inviter les participants à (re)découvrir deux problématiques liées à la littérature jeunesse :
le défi de proposer un texte venu d’ailleurs aux jeunes lecteurs
La lecture de tout texte, comme pratique, relève d’une discipline qui implique un apprentissage par lequel on acquiert des outils pour apprécier la qualité (ou son absence) d’une œuvre écrite, avec méthode. Ces outils simples à la portée de tout un chacun permettent au lecteur de prendre du plaisir au texte. Il y voit, par exemple, que l’intérêt d’un récit ne se réduit pas à son intrigue, mais tient aussi et surtout au talent de l’auteur à créer des scènes et des personnages singuliers et convaincants, avec son art et son humanité.
La lecture d’un texte venu d’une autre culture n’exige pas un apprentissage plus avancé que cela, si l’éditeur réussit à prendre quelques précautions dans la présentation des textes à publier. Premièrement, il veille à ce que l’humour (une forme plaisante de l’esprit) du texte originel sélectionné soit transmissible et effectivement transmise. Si on égare cette humour en cours de route, l’œuvre perd son âme à l’arrivée. Deuxièmement, il veille à ce que le lecteur ne tombe dans le piège des idées reçues. La tentation de voir l’Autre comme intrinsèquement différent (le goût de l’exotisme) ou comme un miroir de soi (le désir d’ignorer ce qui dérange par sa différence) est grande. Nous, comme éditeurs, souhaitons accompagner les lecteurs à aller au-delà de cette tentation et à goûter au plaisir de l’humour d’un auteur étranger, en nous aidant des images créées ici.
le rôle à faire jouer aux images créées « ici », dans cette lecture
Entre un texte d’auteur chinois et le jeune public français, les éditions HongFei Cultures favorisent la naissance d’images originales créées par des artistes et illustrateurs d’ici pour que chacun puisse voyager avec plus de liberté entre les cultures s’il le souhaite.
L’idée à l’origine de cette démarche est simple : pour un texte sélectionné, nous consultons un ou plusieurs illustrateurs en France dont l’expression et l’humour nous paraissent correspondre à l’esprit et la subtilité de l’œuvre écrite. L’illustrateur devient LE premier lecteur du texte en question, accompagné par l’éditeur avec les considérations particulières évoquées ci-dessus. Une telle « lecture juste » est la condition préalable pour une création authentique, loin des clichés convenus.
Le lecteur est alors invité à marcher sur les pas de l’illustrateur d’ici dans la lecture d’un texte d’ailleurs. L’illustrateur devient un éclaireur et un compagnon sur le chemin de la découverte de l’Autre.
Que l’aventure continue…
12:48 Publié dans journal d'éditeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : institut international charles perrault, hongfei cultures, littérature jeunesse, lecture
24.05.2009
La poésie naît d’un besoin naturel du beau et du plaisir
Qu’est-ce que c’est, la poésie ?
La poésie est une expérience esthétique, une expérience plaisante des mots.
La poésie est-elle la liberté totale ?
La poésie est régie par des règles de rimes, parfois, et de rythmes, toujours ; elle n’est pas une parole sans règle. Le charme de la poésie réside dans la force créatrice des poètes à s’affranchir de ces règles et à nous proposer une expérience de mots inattendue mais ô combien juste par rapport à notre vécu.
La poésie se caractérise-t-elle par le jeu du sens des mots ?
Au-delà du sens, la poésie c’est aussi un « son rythmé » quand elle est lue, et le mouvement des traits quand elle est écrite. En Chine on écrit et on peint avec le même outil qu’est le pinceau. La composition spatiale des mots qui composent un poème peut véhiculer un élan et émouvoir un lecteur aussi bien qu’une peinture. La poésie s’apprécie ainsi par sa dimension physique également.
Les ouvrages de poésie sont-ils délaissés par le lecteur d’aujourd’hui au profit des livres d’images ?
Les ouvrages de poésie et les livres d’images ne sont pas antinomiques. L’image peut être un allié de la poésie. La calligraphie chinoise en est un exemple. La couverture d’un ouvrage de poésie, aussi sobrement conçue soit elle, est porteuse d’une esthétique qui prépare le lecteur à entrer dans un monde autre.
Comment donner du goût au lecteur pour la poésie ?
Pour que le goût d’un homme soit cultivé, il lui est indispensable d’avoir goûté à des mets exquis préparés par un grand chef. Il saura alors distinguer ce qui est excellent de ce qui est médiocre. En littérature et en poésie, il n’en va pas autrement. En mettant à la portée des enfants une « bonne » littérature (comme les Chinois mettent à portée des enfants les poèmes classiques de vingt caractères, avec des niveaux de lecture multiples), nous les aidons à exiger du beau et du plaisir dans leurs lectures à venir.
[mémo de quelques idées émises lors de la table ronde sur « Les spécificités de la création d’ouvrages de poésie et leur réception », au dernier salon du livre du Pouliguen. Merci à Frédérique Manin de l'association Le sel des mots d’avoir rendu possibles ces échanges stimulants avec un auditoire enthousiaste et les éditeurs de Sac à mots et Littérales.]
image : couverture de Poésie chinoise. texte de François Cheng / calligraphies de Fabienne Verdier. Ed. Albin Michel 2000.
00:51 Publié dans journal d'éditeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, image, son, mouvement, le pouliguen
01.05.2009
Partir

… En « lisant » Du côté de chez Swann et A l’ombre des jeunes filles en fleurs (version BD dessinée par Stéphane Heuet, par la force des circonstances), je sais que je le comprends, Proust. Symétriquement, je me sais compris. Ces dernières années la vie m’a amené à apprécier certaines choses qui, pour l'être, doivent être « vécues », peu importe l’intelligence d’un individu.
Mais, qui a vécu, qui n’a pas vécu ? Qui est au-dessus de tous pour estimer si un autre a, ou n’a pas, vécu ? Ainsi, je ne peux que parler pour moi-même et toute tentative de transformer ces propos en un précepte pour une vie heureuse serait illusoire. A Taipei, le dernier bestseller est le récit d’un jeune homme qui s’est aventuré dans les contrées reculées du Tibet. Le préfacier, un homme de lettre pourtant intelligent, est si emporté par son enthousiasme de l’aventure « extraordinaire » de l’auteur, qu’il enjoint tous les lecteurs à « partir ». Peu importe où, mais il faut partir... Comme si partir suffisait à transformer un homme médiocre en un homme de qualité. Comme si hors de ces aventures extraordinaires, la vie ne serait pas vécue.
Ce « partir » banalisé traduit plutôt une révolte contre le poids de la vie quotidienne. Ce qui importe selon moi, ce n’est pas « partir » mais de trouver la force de tenir tête au poids de la vie quotidienne. Un homme qui part en aventurier dans la jungle n’est pas forcément plus courageux que celui qui ne part pas, mais qui sait, lui, transformer ce qui lui est donné à vivre comme un cheminement – vers la beauté et la liberté.
Chun
Lettre à un ami
image : couverture de la version chinoise de « A la recherche du temps perdu : Combray »
auteur : Marcel Proust
illustrateur : Stéphane Heuet
traducteur : LIN Weijun
éditeur : Dala (Taipei 2003)
Lilies-of-the-valley (muguets), photo prise ce jour dans le jardin d'une amie à Oxford.
11:47 Publié dans journal d'éditeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : proust, heuet, vivre, aventure, liberté, muguet
26.03.2009
Gardons le printemps à la maison
Le printemps est arrivé !
… Où est le printemps ?
Frérot a beau chercher, il ne le trouve pas.
Dos au vent du sud il déroule la longue ficelle
Et demande au cerf-volant d’aller se renseigner.
(extrait de l’album Chants des Lucioles, éd. HongFei Cultures 2007)
Pour l’habitant de la vallée de la Marne, à hauteur de Champs, l’arrivée du printemps s’accompagne d’un présent providentiel, encore faut-il qu’il dispose d’une grande fenêtre lui offrant une vue panoramique de Paris la Ville-Lumière : le jour du solstice, le coucher de soleil tombe à pic sur la Tour Eiffel. Tel un baiser attendu et donné avec ardeur et bonheur, permis deux fois par an.
Le printemps est donc arrivé ! La nature renaît. Les boutons impatients se montrent déjà sur les branches d’arbres encore nues, tout comme les possibilités infinies de notre vie réclamant d’être réalisées.
Avec l’arrivée du printemps, se clôt ce blog ouvert l’année dernière. Je remercie sincèrement tous ceux qui l’ont visité et parfois y ont laissé des messages d’enthousiasme et d’encouragement, et livre une petite explication de ce changement appelé à s'effectuer.
Conçu comme un prolongement des albums de HongFei Cultures pour accompagner les lecteurs dans leur découverte de l’univers chinois, le contenu de ce « blog » est paru d’abord dans la rubrique « LECTEUR » du site internet de HongFei Cultures en mars 2008. En octobre dernier la rubrique est remplacée par ce blog, plus pratique d’utilisation. J’apprécie particulièrement la possibilité qu’offre celui-ci de liens multiples avec d’autres sites de référence, comme une maison agrémentée d’autant de fenêtres fleuries.
Avec mes obligations ces derniers mois, il m’est difficile d’accorder le temps nécessaire à l’entretien de cette jolie « maison ». A cela, nous avons trouvé une solution heureuse : c’est sur le blog de Loïc que j’écrirai désormais. Pour saluer l’arrivée du printemps, le meilleur endroit n’est-il pas ce singulier Pavillon du lac de l’Ouest ? Un bol de thé et la musique des chants d’oiseaux achèveront de créer le bonheur parfait.
Quant à cette maison, elle ne disparaîtra pas. Offerte à la Nature, elle sera habitée par le printemps, l’été, l’automne… et le printemps.
image : vue depuis ma fenêtre d’un jour du printemps 2004.
09:29 Publié dans journal d'éditeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : printemps, pavillon du lac de l'ouest, chants des lucioles
08.03.2009
Trois albums en avant-première
16:58 Publié dans agenda | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : salon du livre, paris, cici hérisson, tigre le dévoué, yin la jalouse, dédicace
19.02.2009
Et la lumière fut !
Avec les autres membres de l'association Asie en Lumières, les deux éditeurs de HongFei Cultures ont co-organisé le premier salon des littératures asiatiques en France, à Lognes (Marne-la-Vallée) le 31 janvier 2009.
Un grand merci à tous ceux qui ont permis à cette journée de rencontre de devenir réalité : auteurs et illustrateurs invités, libraires et éditeurs exposants, animateurs d'ateliers pour enfants, le SAN (syndicat d'agglomérations nouvelles) du Val Maubuée, candidats au concours d'illustrations (ainsi que les 485 élèves qui ont voté !), les volontaires et surtout les visiteurs.
De nouvelles informations sur cet événement seront prochainement disponible sur son site internet. A bientôt !

Lire "La carte blanche à Monique Mazarguil", l'une des deux lauréates du concours Vent d'Asie, sur le blog la Luciole masquée

Lire "La carte blanche à Paulinka", l'une des deux lauréates du concours Vent d'Asie, sur le blog la Luciole masquée
05:42 Publié dans journal d'éditeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : salon, asie, littérture, lumières, lanterne, hongfei, val maubuée
25.01.2009
Saint-Paul-Trois-Châteaux
HongFei Cultures a le plaisir de présenter ses publications dans la 25e édition de la Fête du Livre de Jeunesse de Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme).
lieu : Salle George Fontaine, place du 14 juillet.
date : du mercredi 28 janvier au 1er février 2009.
L’illustrateur Samuel RIBEYRON dédicacera « Yllavu » et « Pi, Po, Pierrot » samedi et dimanche.
L’auteur Chun-Liang YEH dédicacera « Pi, Po, Pierrot », « Mûres mûres » et « Pince-cœur » durant l’événement (à l'exception du samedi 31 janvier).
Une présentation, par Chun-Liang YEH, de l’offre éditoriale de HongFei Cultures aura lieu vendredi à 11h.
le programme de la Fête et toutes les infos pratiques
00:48 Publié dans agenda | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : salon, jeunesse, saint-paul-trois-chateaux, samuel ribeyron, chun-liang yeh, dedicace
17.01.2009
Bon Vent d'Asie !
01 - Tanea
02 - Sara Comelli
03 - Virginie Rapiat
04 - Marina Junius
05 - Lak-Khee Tay-Audouard
06 - Adrien Albert
07 - Laura Pellegrinelli
08 - Kloé Arsego
09 - Agnès Perruchon
10 - Aurélie Guarino
11 - Galou
12 - Monique Mazarguil
13 - Laura Aubert
14 - Lise Daulin
15 - Chloé du Colombier
16 - Paulinka
17 - Marianne Nicolas
18 -
19 - Sandrine Kao
20 - Coralie Saudo
21 - Laurence Lubet Hamon
22 - Bobi+Bobi
23 - Isabelle Pellouin
24 - Yuko
25 - Catherine Nicolas
Nos sincères félicitations aux illustrateurs ci-dessus
dont l'oeuvre a été sélectionnée par le jury.
Suivez l'événement sur le site d'Asie en Lumières
22:54 Publié dans journal d'éditeur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : vent d'asie, asie en lumières, illustration, concours, exposition
12.01.2009
Vent d'Asie
Un grand MERCI à tous ceux qui ont participé activement au concours d'illustration, lancé par l'association Asie en Lumières (dont les deux éditeurs de HongFei Cultures sont parmi les membres fondateurs) organisatrice du premier salon des littératures asiatiques qui se tiendra à Lognes (Marne-la-Vallée) le samedi 31 janvier prochain.
Soixante illustrations sont réunies pour une première sélection qui interviendra ce soir : une tâche difficile pour le jury tant les propositions rivalisent d’originalité et de finesse d’exécution.
En attendant de révéler les projets finalistes au public, et d’abord aux enfants des écoles, nous espérons que cet événement aura incité chaque candidat(e) à « faire un pas » non seulement vers les cultures et sensibilités d’Asie, mais aussi vers la découverte d’une part de soi encore inexplorée. Qu’un voile se lève avec le vent d’Asie…
23:45 Publié dans journal d'éditeur | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : asie, asie en lumières, illustration, concours, vent
07.01.2009
Bonne année 2009
15:29 Publié dans journal d'éditeur | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : voeux, 2009, hongfei cultures
27.12.2008
C’est quoi, une « expérience » ?
Dans deux des dernières notes du blog, nous avons parlé d’une « expérience de lecture ». Mais, qu’entendons-nous par le mot « expérience », précisément ?
Comme le sens des mots est parfois mieux défini « en creux », voyons d’abord ce qui n’est pas une expérience. Par exemple, dans la plupart des cas, une évasion n’est pas une expérience. L’évasion, à l’occasion d’une lecture, s’apparente généralement à une parenthèse qui s’ouvre puis se ferme, dans un cours à peine perturbé de la vie. Après la parenthèse, on « reprend une vie normale » et ses habitudes. Quant à l’expérience, au contraire, on n’en sort pas indemne. Après une expérience, nous ne regardons plus le monde de la même manière qu’avant. Nous acquérons une nouvelle façon d’interagir avec le monde – une façon plus riche dans le meilleur des cas.
Une autre manière de définir l’expérience consiste à distinguer et contraster les deux sens du mot. Dans la langue anglaise, ce double sens s’exprime avec deux mots distincts : experience et experiment. Tandis que l’experiment renvoie à un protocole d'épreuve préalablement établi, éventuellement répété, par lequel on teste une théorie ou collecte de nouveaux objets d’observation, le mot experience met davantage l’accent sur une connaissance ou une sagesse qui ne s’obtient pas autrement que par un vécu, une pratique. Avec l'expérience, nous créons un sens à notre parcours au lieu de le trouver tout fait.
L’expérience se vit ainsi comme un processus ouvert qui stimule nos sens et libère notre esprit. Si, au début d’une expérience, le premier pas vers l’inconnu peut inquiéter, ceux qui suivent finissent par élargir nos horizons et nous permettre d’être mieux en phase avec le monde qui nous entoure. C’est dans cette perspective que nous invitons nos lecteurs à une « expérience de lecture » d’une littérature chinoise accessible aux enfants.
image : le mot « expérience » en deux caractères chinois
17:43 Publié dans journal d'éditeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : expérience, évasion, lecture, sagesse, pratique, sens, esprit
24.12.2008
Lire et faire lire dans la Meuse
Caroline Hayot de la librairie Larcelet (Saint-Dizier) nous avait contactés en septembre dernier. Trois mois plus tard, grâce à son entremise, mon associé Loïc JACOB et moi avons eu le privilège de partager une journée riche en échanges avec environ vingt-cinq lecteurs bénévoles de l’association Lire et faire lire – Meuse, à Saint-Mihiel près de Bar-le-Duc.
Un grand merci à Elodie AIMOND et Loïc RAFFA qui pilotent les rencontres avec l’association. Entre Elodie, soucieuse de notre bien être et qui a su mobiliser tous ces bénévoles, et Loïc qui, apprenant lors du déjeuner que j’avais traduit en chinois Les paradis artificiels de Charles Baudelaire, me parla de l’auteur anglais Thomas de Quincey dont les écrits sont un élément clef de l’ouvrage, l’accueil fut chaleureux. Et c’est sans oublier l’enthousiasme appuyé du président de l’UDAF (Union départementale des associations familiales de la Meuse), Philippe GEURING présent ce jour-là.
Nous avons pu présenter les projets réalisés et à venir de HongFei Cultures à un auditoire très attentif et intéressé. Sans faire ici le résumé de cette journée, je me contenterai de souligner la particularité de notre démarche d’éditeurs telle que nous l’avons exposée :
nous proposons une expérience de lecture de textes chinois à travers une création française sous forme d’albums illustrés ;
cette création française se traduit non seulement par celle d’images, mais aussi par la mise en relation de textes d’auteurs dans des collections clefs et par leur présentation originale en albums ;
cette qualité de création est essentielle à une expérience de lecture « inédite » qui soit pertinente et enrichissante aussi bien pour un Chinois que pour un Français.
En un mot, les albums de HongFei Cultures sont conçus pour accompagner les jeunes lecteurs en France. Mais tous les lecteurs, y compris les Chinois, n’ont nulle raison de se sentir à l’écart : nous souhaitons que tout le monde puisse y trouver son bonheur.
Voilà un sens particulier de l’hospitalité.
image : couverture d’un recueil de vingt quatre histoires écrites par GUO Ju-Jing (13e siècle) illustrées par LI Xia (fin 19e siècle).
09:48 Publié dans journal d'éditeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : lire et faire lire, meuse, udaf, hongfei cultures, expérience, lecture

































