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01/07/2009

Deux cultures, une maison

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À l’invitation de Mme Sophie Cornu, HongFei Cultures a eu le plaisir de participer à l’Université d’été de la littérature pour la jeunesse de l’Institut International Charles Perrault les 24 et 25 juin derniers à l’Hôtel de Mézières à Eaubonne (Val d’Oise). Les deux éditeurs de la maison d’édition ont, dans ce cadre, animé deux ateliers sur les thèmes respectifs de « La lecture autrement » et « Récits de voyages éditoriaux ».

 

Pour « Récits de voyages éditoriaux », nous avons axé notre présentation sur trois aspects de la trajectoire de la maison HongFei Cultures inscrite dans le paysage de l’édition française pour la jeunesse :  

   

 

la création d’une entreprise culturelle

 

Les deux fondateurs de HongFei Cultures ont chacun reçu et connu une formation et un métier avant de se consacrer à l’édition de jeunesse à plein temps. Ils ont fait la synthèse de leurs compétences professionnelles en 2007, réorganisées et actualisées au service de la création d’une maison d’édition. 

   

Celle-ci est un projet culturel qui vise, d’une part, à encourager la création des illustrateurs et auteurs en France, et d’autre part à inviter le public de France à l’expérience d’une culture autre par la littérature illustrée. La culture chinoise (d’où est issu C.-L. Yeh) est devenue une source importante d’inspiration du projet.

  

Mais elle n’en est pas moins un projet d’entreprise. Il nous appartient de concevoir une offre adaptée aux demandes de lecteurs et d’assurer l’équilibre budgétaire de l’exploitation par la vente des publications. En effet, indépendamment de son contenu culturel, le livre est un produit industriel et une marchandise qui n’échappe pas aux règles de la concurrence. Celle-ci peut décourager l’éditeur dans la conception de livres qui sortent des sentiers battus, tout comme elle peut l’obliger à toujours augmenter la qualité de ses publications.

 

la Chine nous inspire pour imaginer des livres pour enfants en France

  

La majeure partie des livres est souvent portée devant le lecteur grâce à des médiateurs. C’est particulièrement vrai lorsqu’il s’agit de livres pour enfants. Des libraires, bibliothécaires, enseignants, critiques, journalistes, associations, etc. … tous s’attèlent à repérer et recommander aux lecteurs de bons livres parmi ceux très nombreux paraissant saison après saison.

   

Dans ce contexte, pour exister, nos livres doivent se faire remarquer en apportant du nouveau dans leurs forme et esprit, sans aller jusqu’à devenir inclassables

  

HongFei Cultures cherche son équilibre dans cette « biodiversité » : 

   

- par son travail éditorial, elle présente des textes d’auteurs venant de la belle tradition littéraire chinoise à l’adresse du grand public qui, sans être sinophile, peut parfaitement recevoir ce que ces albums ont à offrir ;

   

- dans sa proposition, elle veut rendre possible une « transmission créative » entre parents et enfants. Elle n’ignore pas le besoin des parents à « transmettre » un corpus ou une culture et des valeurs à leurs petits, mais elle croit aussi en la capacité des parents à transmettre et partager bien plus que des histoires répétées : par exemple, l’intérêt pour l’inconnu et la joie de la découverte. 

   

la culture chinoise d’aujourd’hui peut faire sens pour le grand public français

  

Une expérience n’est pas une évasion, ni une connaissance livresque. Elle est un moment vécu qui transforme le regard. 

  

Certains livres proposent cette expérience en s’appuyant sur une imagerie chinoise immédiatement « reconnaissable » (peinture traditionnelle, lavis, traits de visage, habit, mobilier, maisonnette, etc.). Mais l’histoire est-elle vraiment chinoise ou ne l’est qu’en apparence ? En effet, il ne suffit pas de prendre une histoire française et de changer le prénom du héro de « Frédéric » en « Chao », pour la faire devenir une histoire chinoise. L’habit ne fait pas le moine.

   

La culture chinoise a mille facettes. Ce qui nous intéresse pour notre travail d’éditeur, ce sont celles que la Chine a singulièrement cultivées par rapport à d’autres civilisations. Par exemple, l’idée d’une humanité qui se conçoit toujours à partir des « êtres en relation » les uns avec les autres, ou encore celle des transformations constantes de notre monde comme source de liberté, de beauté et de joie, et non d’angoisse.

  

Nous avons constaté que, sans habiller ses personnages en robe chinoise, un artiste peut parfaitement exprimer et communiquer des émotions simples, profondes, concrètes et justes aux lecteurs petits et grands en France. Cela implique un travail d’éditeur différent de celui qui crée une compilation savante ou exhaustive pour un lectorat sinophile et adulte. C’est beaucoup de défi mais quand c’est réussi, non seulement les enfants en profitent, mais avec eux leurs parents (et c’est tant mieux pour la « transmission créative » évoquée ci-dessus) et même les Chinois qui, un jour, pourront découvrir cette part de leur héritage culturel sous une nouvelle lumière.

 

 

28/06/2009

Texte d'ailleurs, images d'ici

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À l’invitation de Mme Sophie Cornu, HongFei Cultures a eu le plaisir de participer à l’Université d’été de la littérature pour la jeunesse de l’Institut International Charles Perrault les 24 et 25 juin derniers à l’Hôtel de Mézières à Eaubonne (Val d’Oise). Les deux éditeurs de la maison d’édition ont, dans ce cadre, animé deux ateliers sur les thèmes respectifs de « La lecture autrement » et « Récits de voyages éditoriaux ».

 

Pour « La lecture autrement », nous avons présenté la démarche et l’expérience de HongFei Cultures résumées en quatre mots clefs : « Texte d’ailleurs, images d’ici ». Plus concrètement, il s’est agi pour nous d’inviter les participants à (re)découvrir deux problématiques liées à la littérature jeunesse :

 

le défi de proposer un texte venu d’ailleurs aux jeunes lecteurs

 

La lecture de tout texte, comme pratique, relève d’une discipline qui implique un apprentissage par lequel on acquiert des outils pour apprécier la qualité (ou son absence) d’une œuvre écrite, avec méthode. Ces outils simples à la portée de tout un chacun permettent au lecteur de prendre du plaisir au texte. Il y voit, par exemple, que l’intérêt d’un récit ne se réduit pas à son intrigue, mais tient aussi et surtout au talent de l’auteur à créer des scènes et des personnages singuliers et convaincants, avec son art et son humanité.

 

La lecture d’un texte venu d’une autre culture n’exige pas un apprentissage plus avancé que cela, si l’éditeur réussit à prendre quelques précautions dans la présentation des textes à publier. Premièrement, il veille à ce que l’humour (une forme plaisante de l’esprit) du texte originel sélectionné soit transmissible et effectivement transmise. Si on égare cette humour en cours de route, l’œuvre perd son âme à l’arrivée. Deuxièmement, il veille à ce que le lecteur ne tombe dans le piège des idées reçues. La tentation de voir l’Autre comme intrinsèquement différent (le goût de l’exotisme) ou comme un miroir de soi (le désir d’ignorer ce qui dérange par sa différence) est grande. Nous, comme éditeurs, souhaitons accompagner les lecteurs à aller au-delà de cette tentation et à goûter au plaisir de l’humour d’un auteur étranger, en nous aidant des images créées ici.

 

le rôle à faire jouer aux images créées « ici », dans cette lecture

 

Entre un texte d’auteur chinois et le jeune public français, les éditions HongFei Cultures favorisent la naissance d’images originales créées par des artistes et illustrateurs d’ici pour que chacun puisse voyager avec plus de liberté entre les cultures s’il le souhaite. 

 

L’idée à l’origine de cette démarche est simple : pour un texte sélectionné, nous consultons un ou plusieurs illustrateurs en France dont l’expression et l’humour nous paraissent correspondre à l’esprit et la subtilité de l’œuvre écrite. L’illustrateur devient LE premier lecteur du texte en question, accompagné par l’éditeur avec les considérations particulières évoquées ci-dessus. Une telle « lecture juste » est la condition préalable pour une création authentique, loin des clichés convenus.

 

Le lecteur est alors invité à marcher sur les pas de l’illustrateur d’ici dans la lecture d’un texte d’ailleurs. L’illustrateur devient un éclaireur et un compagnon sur le chemin de la découverte de l’Autre.

 

 

Que l’aventure continue…

 

24/05/2009

La poésie naît d’un besoin naturel du beau et du plaisir

1.jpgQu’est-ce que c’est, la poésie ?

 

La poésie est une expérience esthétique, une expérience plaisante des mots.

 

La poésie est-elle la liberté totale ?

 

La poésie est régie par des règles de rimes, parfois, et de rythmes, toujours ; elle n’est pas une parole sans règle. Le charme de la poésie réside dans la force créatrice des poètes à s’affranchir de ces règles et à nous proposer une expérience de mots inattendue mais ô combien juste par rapport à notre vécu.

 

La poésie se caractérise-t-elle par le jeu du sens des mots ?

 

Au-delà du sens, la poésie c’est aussi un « son rythmé » quand elle est lue, et le mouvement des traits quand elle est écrite. En Chine on écrit et on peint avec le même outil qu’est le pinceau. La composition spatiale des mots qui composent un poème peut véhiculer un élan et émouvoir un lecteur aussi bien qu’une peinture. La poésie s’apprécie ainsi par sa dimension physique également.

 

Les ouvrages de poésie sont-ils délaissés par le lecteur d’aujourd’hui au profit des livres d’images ?

 

Les ouvrages de poésie et les livres d’images ne sont pas antinomiques. L’image peut être un allié de la poésie. La calligraphie chinoise en est un exemple. La couverture d’un ouvrage de poésie, aussi sobrement conçue soit elle, est porteuse d’une esthétique qui prépare le lecteur à entrer dans un monde autre.

 

Comment donner du goût au lecteur pour la poésie ?

 

Pour que le goût d’un homme soit cultivé, il lui est indispensable d’avoir goûté à des mets exquis préparés par un grand chef. Il saura alors distinguer ce qui est excellent de ce qui est médiocre. En littérature et en poésie, il n’en va pas autrement. En mettant à la portée des enfants une « bonne » littérature (comme les Chinois mettent à portée des enfants les poèmes classiques de vingt caractères, avec des niveaux de lecture multiples), nous les aidons à exiger du beau et du plaisir dans leurs lectures à venir. 

 

 

[mémo de quelques idées émises lors de la table ronde sur « Les spécificités de la création d’ouvrages de poésie et leur réception », au dernier salon du livre du Pouliguen. Merci à Frédérique Manin de l'association Le sel des mots d’avoir rendu possibles ces échanges stimulants avec un auditoire enthousiaste et les éditeurs de Sac à mots et Littérales.]

 

image : couverture de Poésie chinoise. texte de François Cheng / calligraphies de Fabienne Verdier. Ed. Albin Michel 2000.

01/05/2009

Partir

 

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… En «  lisant » Du côté de chez Swann et A l’ombre des jeunes filles en fleurs (version BD dessinée par Stéphane Heuet, par la force des circonstances), je sais que je le comprends, Proust. Symétriquement, je me sais compris. Ces dernières années la vie m’a amené à apprécier certaines choses qui, pour l'être, doivent être « vécues », peu importe l’intelligence d’un individu.

 

Mais, qui a vécu, qui n’a pas vécu ? Qui est au-dessus de tous pour estimer si un autre a, ou n’a pas, vécu ? Ainsi, je ne peux que parler pour moi-même et toute tentative de transformer ces propos en un précepte pour une vie heureuse serait illusoire. A Taipei, le dernier bestseller est le récit d’un jeune homme qui s’est aventuré dans les contrées reculées du Tibet. Le préfacier, un homme de lettre pourtant intelligent, est si emporté par son enthousiasme de l’aventure « extraordinaire » de l’auteur, qu’il enjoint tous les lecteurs à « partir ». Peu importe où, mais il faut partir... Comme si partir suffisait à transformer un homme médiocre en un homme de qualité. Comme si hors de ces aventures extraordinaires, la vie ne serait pas vécue.

 

Ce « partir » banalisé traduit plutôt une révolte contre le poids de la vie quotidienne. Ce qui importe selon moi, ce n’est pas « partir » mais de trouver la force de tenir tête au poids de la vie quotidienne. Un homme qui part en aventurier dans la jungle n’est pas forcément plus courageux que celui qui ne part pas, mais qui sait, lui, transformer ce qui lui est donné à vivre comme un cheminement – vers la beauté et la liberté.

 

Chun

Lettre à un ami

 

image : couverture de la version chinoise de « A la recherche du temps perdu : Combray »

auteur : Marcel Proust

illustrateur : Stéphane Heuet

traducteur : LIN Weijun

éditeur : Dala (Taipei 2003)

 

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Lilies-of-the-valley (muguets), photo prise ce jour dans le jardin d'une amie à Oxford.

 

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26/03/2009

Gardons le printemps à la maison

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Le printemps est arrivé !

… Où est le printemps ?

Frérot a beau chercher, il ne le trouve pas.

Dos au vent du sud il déroule la longue ficelle

Et demande au cerf-volant d’aller se renseigner.

 

(extrait de l’album Chants des Lucioles, éd. HongFei Cultures 2007)

 

Pour l’habitant de la vallée de la Marne, à hauteur de Champs, l’arrivée du printemps s’accompagne d’un présent providentiel, encore faut-il qu’il dispose d’une grande fenêtre lui offrant une vue panoramique de Paris la Ville-Lumière : le jour du solstice, le coucher de soleil tombe à pic sur la Tour Eiffel. Tel un baiser attendu et donné avec ardeur et bonheur, permis deux fois par an.

 

Le printemps est donc arrivé ! La nature renaît. Les boutons impatients se montrent déjà sur les branches d’arbres encore nues, tout comme les possibilités infinies de notre vie réclamant d’être réalisées.

 

Avec l’arrivée du printemps, se clôt ce blog ouvert l’année dernière. Je remercie sincèrement tous ceux qui l’ont visité et parfois y ont laissé des messages d’enthousiasme et d’encouragement, et livre une petite explication de ce changement appelé à s'effectuer.

 

Conçu comme un prolongement des albums de HongFei Cultures pour accompagner les lecteurs dans leur découverte de l’univers chinois, le contenu de ce « blog » est paru d’abord dans la rubrique « LECTEUR » du site internet de HongFei Cultures en mars 2008. En octobre dernier la rubrique est remplacée par ce blog, plus pratique d’utilisation. J’apprécie particulièrement la possibilité qu’offre celui-ci de liens multiples avec d’autres sites de référence, comme une maison agrémentée d’autant de fenêtres fleuries.

 

Avec mes obligations ces derniers mois, il m’est difficile d’accorder le temps nécessaire à l’entretien de cette jolie « maison ». A cela, nous avons trouvé une solution heureuse : c’est sur le blog de Loïc que j’écrirai désormais. Pour saluer l’arrivée du printemps, le meilleur endroit n’est-il pas ce singulier Pavillon du lac de l’Ouest ? Un bol de thé et la musique des chants d’oiseaux achèveront de créer le bonheur parfait.

 

Quant à cette maison, elle ne disparaîtra pas. Offerte à la Nature, elle sera habitée par le printemps, l’été, l’automne… et le printemps.

 

 

 

image : vue depuis ma fenêtre d’un jour du printemps 2004.

08/03/2009

Trois albums en avant-première

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Cici Hérisson, Tigre le Dévoué, Yin la Jalouse
    
Trois albums et trois figures hauts en couleur à découvrir
en avant-première
sur le stand G76, hall 1 du salon du livre de Paris (porte de Versailles)
du 13 au 18 mars 2009
  
disponibles en librairie avril 2009

19/02/2009

Et la lumière fut !

Avec les autres membres de l'association Asie en Lumières, les deux éditeurs de HongFei Cultures ont co-organisé le premier salon des littératures asiatiques en France, à Lognes (Marne-la-Vallée) le 31 janvier 2009. 

Un grand merci à tous ceux qui ont permis à cette journée de rencontre de devenir réalité : auteurs et illustrateurs invités, libraires et éditeurs exposants, animateurs d'ateliers pour enfants, le SAN (syndicat d'agglomérations nouvelles) du Val Maubuée, candidats au concours d'illustrations (ainsi que les 485 élèves qui ont voté !), les volontaires et surtout les visiteurs. 

De nouvelles informations sur cet événement seront prochainement disponible sur son site internet. A bientôt !

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»Lire "La carte blanche à Monique Mazarguil", l'une des deux lauréates du concours Vent d'Asie, sur le blog la Luciole masquée

 

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»Lire "La carte blanche à Paulinka", l'une des deux lauréates du concours Vent d'Asie, sur le blog la Luciole masquée

25/01/2009

Saint-Paul-Trois-Châteaux

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HongFei Cultures a le plaisir de présenter ses publications dans la 25e édition de la Fête du Livre de Jeunesse de Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme).

 

lieu : Salle George Fontaine, place du 14 juillet.

date : du mercredi 28 janvier au 1er février 2009.

 

L’illustrateur Samuel RIBEYRON dédicacera « Yllavu » et « Pi, Po, Pierrot » samedi et dimanche.

 

L’auteur Chun-Liang YEH dédicacera « Pi, Po, Pierrot », « Mûres mûres » et « Pince-cœur » durant l’événement (à l'exception du samedi 31 janvier).

 

 

Une présentation, par Chun-Liang YEH, de l’offre éditoriale de HongFei Cultures aura lieu vendredi à 11h.

 

 

AfficheStP3C.jpg»le programme de la Fête et toutes les infos pratiques

 

 

17/01/2009

Bon Vent d'Asie !

 

01 - Tanea

02 - Sara Comelli

03 - Virginie Rapiat 

04 - Marina Junius

05 - Lak-Khee Tay-Audouard

06 - Adrien Albert

07 - Laura Pellegrinelli

08 - Kloé Arsego

09 - Agnès Perruchon

10 - Aurélie Guarino

11 - Galou

12 - Monique Mazarguil

13 - Laura Aubert

14 - Lise Daulin

15 - Chloé du Colombier

16 - Paulinka

17 - Marianne Nicolas

 18 -

19 - Sandrine Kao

 20 - Coralie Saudo

 21 - Laurence Lubet Hamon

22 - Bobi+Bobi

23 - Isabelle Pellouin

24 - Yuko

25 - Catherine Nicolas 

  

Nos sincères félicitations aux illustrateurs ci-dessus

dont l'oeuvre a été sélectionnée par le jury.

  

»Suivez l'événement sur le site d'Asie en Lumières

 

 

12/01/2009

Vent d'Asie

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Un grand MERCI à tous ceux qui ont participé activement au concours d'illustration, lancé par l'association Asie en Lumières (dont les deux éditeurs de HongFei Cultures sont parmi les membres fondateurs) organisatrice du premier salon des littératures asiatiques qui se tiendra à Lognes (Marne-la-Vallée) le samedi 31 janvier prochain. 

 

Soixante illustrations sont réunies pour une première sélection qui interviendra ce soir : une tâche difficile pour le jury tant les propositions rivalisent d’originalité et de finesse d’exécution.

 

En attendant de révéler les projets finalistes au public, et d’abord aux enfants des écoles, nous espérons que cet événement aura incité chaque candidat(e) à « faire un pas » non seulement vers les cultures et sensibilités d’Asie, mais aussi vers la découverte d’une part de soi encore inexplorée. Qu’un voile se lève avec le vent d’Asie… 

07/01/2009

Bonne année 2009

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image : représentation d'un boeuf en papier découpé et coloré, acheté avec celle des onze autres animaux du zodiaque chinois lors d'une visite à la Grande Muraille près de Pékin en 2006.

27/12/2008

C’est quoi, une « expérience » ?

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Dans deux des dernières notes du blog, nous avons parlé d’une « expérience de lecture ». Mais, qu’entendons-nous par le mot « expérience », précisément ?

 

Comme le sens des mots est parfois mieux défini « en creux », voyons d’abord ce qui n’est pas une expérience. Par exemple, dans la plupart des cas, une évasion n’est pas une expérience. L’évasion, à l’occasion d’une lecture, s’apparente généralement à une parenthèse qui s’ouvre puis se ferme, dans un cours à peine perturbé de la vie. Après la parenthèse, on « reprend une vie normale » et ses habitudes. Quant à l’expérience, au contraire, on n’en sort pas indemne. Après une expérience, nous ne regardons plus le monde de la même manière qu’avant. Nous acquérons une nouvelle façon d’interagir avec le monde – une façon plus riche dans le meilleur des cas.

 

Une autre manière de définir l’expérience consiste à distinguer et contraster les deux sens du mot. Dans la langue anglaise, ce double sens s’exprime avec deux mots distincts : experience et experiment. Tandis que l’experiment renvoie à un protocole d'épreuve préalablement établi, éventuellement répété, par lequel on teste une théorie ou collecte de nouveaux objets d’observation, le mot experience met davantage l’accent sur une connaissance ou une sagesse qui ne s’obtient pas autrement que par un vécu, une pratique. Avec l'expérience, nous créons un sens à notre parcours au lieu de le trouver tout fait.

 

L’expérience se vit ainsi comme un processus ouvert qui stimule nos sens et libère notre esprit. Si, au début d’une expérience, le premier pas vers l’inconnu peut inquiéter, ceux qui suivent finissent par élargir nos horizons et nous permettre d’être mieux en phase avec le monde qui nous entoure. C’est dans cette perspective que nous invitons nos lecteurs à une « expérience de lecture » d’une littérature chinoise accessible aux enfants.

 

image : le mot « expérience » en deux caractères chinois

24/12/2008

Lire et faire lire dans la Meuse

conference-LFL.jpgCaroline Hayot de la librairie Larcelet (Saint-Dizier) nous avait contactés en septembre dernier. Trois mois plus tard, grâce à son entremise, mon associé Loïc JACOB et moi avons eu le privilège de partager une journée riche en échanges avec environ vingt-cinq lecteurs bénévoles de l’association Lire et faire lire – Meuse, à Saint-Mihiel près de Bar-le-Duc.

 

Un grand merci à Elodie AIMOND et Loïc RAFFA qui pilotent les rencontres avec l’association. Entre Elodie, soucieuse de notre bien être et qui a su mobiliser tous ces bénévoles, et Loïc qui, apprenant lors du déjeuner que j’avais traduit en chinois Les paradis artificiels de Charles Baudelaire, me parla de l’auteur anglais Thomas de Quincey dont les écrits sont un élément clef de l’ouvrage, l’accueil fut chaleureux. Et c’est sans oublier l’enthousiasme appuyé du président de l’UDAF (Union départementale des associations familiales de la Meuse), Philippe GEURING présent ce jour-là.

 

Nous avons pu présenter les projets réalisés et à venir de HongFei Cultures à un auditoire très attentif et intéressé. Sans faire ici le résumé de cette journée, je me contenterai de souligner la particularité de notre démarche d’éditeurs telle que nous l’avons exposée :

 

nous proposons une expérience de lecture de textes chinois à travers une création française sous forme d’albums illustrés ;

 

cette création française se traduit non seulement par celle d’images, mais aussi par la mise en relation de textes d’auteurs dans des collections clefs et par leur présentation originale en albums ;

 

cette qualité de création est essentielle à une expérience de lecture « inédite » qui soit pertinente et enrichissante aussi bien pour un Chinois que pour un Français.

 

En un mot, les albums de HongFei Cultures sont conçus pour accompagner les jeunes lecteurs en France. Mais tous les lecteurs, y compris les Chinois, n’ont nulle raison de se sentir à l’écart : nous souhaitons que tout le monde puisse y trouver son bonheur.

 

Voilà un sens particulier de l’hospitalité. 

 

image : couverture d’un recueil de vingt quatre histoires écrites par GUO Ju-Jing (13e siècle) illustrées par LI Xia (fin 19e siècle).

12/12/2008

Illustration : concours, interview, dédicace

agenda.jpgL’association Asie en Lumières lance un concours d’illustration dans le cadre de l’organisation du salon "Asie en Lumières – salon des littératures asiatiques." Chers illustrateurs, nous avons le plaisir de vous inviter à prendre part au concours en nous adressant avant le 9 janvier 2009, une création illustrant le thème Vent d’Asie.

»plus d’information


medias.jpgVenez découvrir de quelle façon Mélusine THIRY nous fait rêver avec son parcours atypique dans le monde des albums jeunesse ! En accompagnant le texte chinois de XU Dishan, elle a signé une belle performance pour la magnifique Marée d’amour dans la nuit (éd. HongFei Cultures 2008).

»lire l’interview sur le site de papier (de soie), d’encre (de Chine) et de couleurs (si nuancées)


agenda.jpgVenez rencontrer l’illustrateur Samuel RIBEYRON et découvrir ses albums dont Yllavu (éd. HongFei Cultures 2007) et Pi, Po, Pierrot (éd. HongFei Cultures 2008) à la librairie Les Lucioles de Vienne – 13 décembre 11h/12h et 14h/16h

»plus d’information

03/12/2008

Rencontre des cultures à Montreuil

Montreuil_vu-par-Ezra.jpgCe fut la première participation de HongFei Cultures au salon du livre et de la presse jeunesse à Montreuil, sur un stand individuel. Nous remercions tout particulièrement les amis qui nous ont aidés à mettre en place cet espace accueillant : Corinne et Thierry par leur disponibilité en transportant les meubles et les livres, à l’aller comme au retour ; Corinne nous ayant accompagnés tous les jours sur le stand avec sa longue expérience de libraire ; sans oublier Laurian et Philippe qui nous ont prété du mobilier esthétique, pratique et parfaitement aux normes de sécurité.

 

Six jours ont passé comme une flèche. Tous les illustrateurs collaborant avec HongFei Cultures nous ont fait l’honneur d’être présents pour des rencontres-signatures. De nouvelles connaissances ont été nouées avec des illustrateurs et des éditeurs, très importantes pour la progression en qualité de notre offre éditoriale.

 

La rencontre avec le public, gratifiante, reste très instructive pour affiner notre proposition d’une « expérience de lecture » de la littérature chinoise augmentée d’images créées par des illustrateurs de France. En effet, dans la sélection des textes chinois comme dans le choix des artistes français, nous avons voulu accompagner les lecteurs sur un sentier peu pratiqué envers une culture vivante partagée par plus d'un milliard de Chinois. Pour les albums déjà publiés, et pour ceux à venir, nous nous perfectionnons chaque jour pour être à la hauteur de cette intention.

 

Chers lecteurs, à notre mesure nous formulons cette invitation à découvrir la culture chinoise dans le respect des sensibilités du jeune public français. Lors de vos visites sur notre stand, vous vous êtes montrés sensibles à ce « respect » par un simple regard lumineux ou un sourire rayonnant. Croyez bien que c’est une reconnaissance très précieuse pour nous.

 

En attendant la parution de nos prochains albums au printemps 2009, j’espère que chaque lecture de nos livres et chaque visite de nos blogs et de notre site vous procurera le même plaisir de rencontre.

   

 

crédit photo : Ezra et Joël

23/11/2008

HongFei à Montreuil

agenda.jpgVenez nombreux au 24e salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis à Montreuil. HongFei Cultures vous accueillira sur le stand C30. Au menu :

 

- dédicaces des illustrateurs/illustratrices et artistes qui ont rejoint HongFei Cultures dans l'aventure  »consultez le programme

- carte blanche : forum sur l’offre éditoriale « interculturelle » de HongFei Cultures, avec M. Signoretti (bibliothécaire), Mme Dos Santos (libraire), Mélusine THIRY (illustratrice), Loïc JACOB (éditeur) et Chun-Liang YEH (éditeur, auteur, traducteur)  »consultez le programme

 

Mûres mûres est sélectionné pour le parcours « PETITES FROUSSES ». Raison de plus !

  

 

Dates : du mercredi 26 nov. au 1er déc. 2008

Heures : 9h à 18h ou 22h selon les jours

Lieu : Halle Marcel Dufriche, 128 rue de Paris, Montreuil

Accès : Métro ligne 9, station Robespierre, sortie no2 rue Barbès, puis suivre le fléchage

 

Entrée gratuite pour les petits !

   

Montreuil2008Affiche.jpg«cliquez sur l'image pour visiter le site du salon

 

22/11/2008

Autour des journées du livre jeunesse d’Aubagne

poster-Aubagne.gifHabitué à prendre les transports en commun dans la région parisienne, je n’avais pas compris pourquoi l’organisateur prévoyait de nous accueillir à la gare Saint-Charles de Marseille au lieu de la gare d’Aubagne. Il ne m’a pas fallu grande chose pour en comprendre la raison : le TGV au départ de Paris est parti avec 50 minutes de retard, avec changement de rames (avant le départ ; cela peut être considéré comme une chance.) Soyons raisonnables : réussir une correspondance en arrivant à Marseille relève d’une gageure.

 

Ce retard finalement sans conséquence fut suivi de trois jours et demi de vie intense autour du salon. Nous nous sommes très vite sentis bien à l’aise avec Mme Véronique Paris (l’organisatrice et responsable de la médiathèque Marcel Pagnol d’Aubagne), Mme Roche (libraire de L’Etoile bleue) ainsi qu’avec Laurianne (étudiante-stagiaire de l’IUT d’Aix-en-Provence) et Maya (animatrice d’ateliers et de forums de qualité). A la différence des salons auxquels nous sommes habitués jusqu’ici, celui d’Aubagne propose un encadrement et une répartition de rôles qui permettent aux éditeurs que nous sommes de ne pas rester cloués sur notre stand, mais de papillonner entre les ateliers, conférences, expositions et interviews. Merci à vous pour cette respiration si agréable et nécessaire pour l’exercice de notre métier.

 

Loïc et moi avons assisté à un atelier avec un titre en forme de question posée aux trois éditeurs intervenants (Didier Jeunesse, Rue du Monde, Sarbacane) : « Quels sont vos critères pour décider de la parution d’un album ? » J’ai eu le plaisir de partager ces moments stimulants avec Maryse (allia Ezra) et Joël, et vous renvoie sur le site de Karibencyla tenu par Joël pour un compte rendu de la teneur des propos. 

Notre retour à Paris, dimanche soir, a coïncidé avec la fin des votes pour le quatrième concours « La lune et les étoiles » organisé par Morgan sur son blog « De papier (de soie), d’encre (de Chine) et de couleurs (si nuancées) ». L’album publié et recommandé par HongFei Cultures, Marée d’amour dans la nuit l’a remporté avec beaucoup (!) de voix. Merci à tous ceux qui y ont participé activement. Je passe relativement peu de temps sur l’internet pour y glaner des actualités, et ne connaissait pas trop les tenant et aboutissant du concours. Maintenant je crois voir mieux : grâce à lui, beaucoup de personnes autour de nous sont sensibilisées à la production foisonnante des albums illustrés pour enfants, tandis que j’ai (re)découvert le blog de Morgan, riche et délicieux.

»article sur HongFei Cultures paru dans La Provence le 15 novembre 2008

13/11/2008

Un coup de pouce pour HongFei Cultures

SitePapierdeSoie.jpgMarée d’amour dans la nuit (histoire tendre de XU Dishan illustrée par Mélusine THIRY, HongFei Cultures 2008), a été sélectionné avec neuf autres livres dans le cadre du 4e concours-sondage organisé par Morgan sur son site (www.papier-de-soie.com). Le thème : « La lune et les étoiles ».  

 

L’album élu fera l’objet d’un article et une interview est prévue avec son auteur/illustrateur.
Le concours est ouvert du 9 au 16 novembre minuit.

 

»voter

»voir la fiche descriptive de Marée d'amour dans la nuit

 

Résumé de l’album : La lune, belle et brillante, franchit le haut du mur de la famille Ji. Elle sourit à l’enfant Bao-Huang et fait souffrir son père. Car avec la lune, c’est une marée d’amour qui afflue et submerge l’homme : cela fait cent jours que sa bien-aimée les a quittés.

 

Belle découverte à tous.

09/11/2008

L’importance de vivre [1]

Au fil des rencontres avec des lecteurs attentionnés, plusieurs questions reviennent régulièrement sur les textes chinois sélectionnés et publiés par HongFei Cultures sous forme d’albums illustrés. Ces textes évoquent des sujets qui nous concernent tous, d’où leur qualité universelle, mais ils ne le font pas toujours de la « manière » dont nous avons l’habitude ici en France, d'où leur singularité.

 

Dans un langage simple et savoureux, ces textes nous parlent de la sagesse, de l’amour, et de l’importance de vivre. Et comme pour les Chinois, le trépas fait partie du processus de la vie, il arrive que ces textes abordent aussi cette énigme, tout en poésie.

 

Ce rapport particulier au monde et à la vie est une part précieuse et essentielle de la culture chinoise. Il n’est pas aussi visible qu’une peinture chinoise qu’on reconnaît du premier coup d’œil, par ses traits de pinceau ou ses couleurs d’encre.

 

Mais il n’en est pas moins réel et constitue une clé indispensable pour votre approche d'un Chinois.

 

Avant d’avancer plus en détail sur ce sujet, je me permets de vous inviter à découvrir un texte de LIN Yutang (1895-1976), l’un des écrivains et universitaires les plus éclairants de la Chine moderne :

 

 

LIN-Yutang.jpgSelon la théorie du flux de la vie, appliquée au système familiale, l’immortalité devient presque visible et tangible. Tout grand-père voyant son petit-fils se rendre en classe avec le sac au dos, sent qu’il revit réellement dans l’enfant et, quand il lui prend sa main ou lui pince la joue, il sait que c’est la chair de sa chair et le sang de son sang. Sa propre vie n’est qu’une section de l’arbre familial, ou du grand courant qui ne s’arrête jamais, et c’est pourquoi il est heureux de mourir. Le plus grand souci des parents chinois est de voir, avant leur mort, leurs fils et leurs filles convenablement mariés ; c’est un souci encore plus important que celui du lieu de leur propre tombe, ou du choix d’un bon cercueil. Car ils ne peuvent se représenter le genre de vie que leurs enfants auront tant qu’ils n’auront pas vu de leurs propres yeux leurs femmes et leurs maris, et si les belles-filles et les beaux-fils semblent bien, ils sont prêts « à fermer les yeux sans regrets » sur leur lit de mort. 

 

(L’importance de vivre, LIN Yutang, Picquier 2007, p. 254) 

version anglaise 1937, John Day Company, Inc.

version française 1948, éd. Buchet/Chastel

version française 2007, éd. Philippe Picquier

06/11/2008

Réflexions d’un voyageur en Angleterre

poundbury3.jpeg

Récemment, la lecture d’un article de journal m’a donné envie de partager certaines réflexions, qui peuvent intéresser tout lecteur attentif et pas uniquement les spécialistes de l’urbanisme.

 

Il s’agit de l’article intitulé « Le prince Charles veut exporter son modèle d'urbanisme "à l'ancienne" » paru dans Le Monde du 26 octobre 2008. Un séjour de deux ans à Oxford m’a rendu sensible aux reportages sur l’Angleterre, d’autant plus qu’en France où je vis, les gens n’affichent pas l’amour qu’ils portent pour leurs voisins d’Outre-Manche.

 

Ce qui arrive souvent à une chose mal connue, c’est qu’elle soit adorée ou détestée pour de mauvaises raisons. C’est visiblement le cas du mouvement de renaissance urbaine animé par le Prince Charles, incarné dans la réalisation de Poundbury dans un coin paisible au sud-ouest du pays. En terme de morphologie urbaine, Poundbury n’est pas une ville proprement dite mais ressemble plutôt à un nouveau quartier d’une ville existante (Dorchester).

 

D’aucuns critiquent cet urbanisme de façade et dénoncent la « nostalgie » déconnectée de notre époque. D’autres admirent l’ambiance du « village urbain » presque magique de ce lieu : oui, c’est du faux-semblant mais c’est tellement bien fait ! Et pour un esprit pragmatique qui prévaut en Angleterre, l’effet supposé bénéfique du projet sur les relations sociales peut tout justifier. 

 

J’ai eu l’occasion de passer quelques moments à Poundbury en 2004, un carnet de croquis à la main. A tant me voir dessiner, une habitante s’est mise à bavarder avec moi, s’excusant de ne pas avoir le temps de m'offrir un afternoon tea. Un endroit charmant qui inspire l’hospitalité, non ?

 

Quatre ans après, je vous livre le souvenir que cette visite m’a laissé : là-bas, tout est impeccablement dessiné, mais rien n’est « mesuré ». Je le dis avec un peu de regret.

 

Je me perds à Poundbury qui n’est pourtant pas très étendu. Des bâtiments plus ou moins grands, installés à différents endroits de la « ville », sont censés jouer le rôle de repères, et aider les gens à s’y orienter, se l’approprier. Toutefois, quand ces grands bâtiments sortent de son champ de vision, un flâneur ne sait plus s’il est proche ou loin du centre.

 

A l’opposé, dans une ville anglaise moins « artificiellement constituée », le flâneur le sait d’instinct : quand on est loin d’une high street (grande rue), les maisons sont plus espacées. Quand les maisons se resserrent, c’est qu’on se rapproche d’un centre. Voilà la « mesure » vivante résultant d’un jeu collectif de l’économie urbaine, une mesure non dessinée qui faisait défaut à Poundbury.

 

L’urbanisme de Poundbury constitue-t-il un modèle à généraliser et exporter ? Toujours est-il que le cadre très agréable de Poundbury a créé un effet non voulu : parmi ses habitants on compte plusieurs personnalités prestigieuses proches de la Cour royale. Le prix d’immobilier y est devenu inabordable pour le commun des mortels.

 

Moralité : derrière un article de journal, il peut y avoir toute une histoire à découvrir et à raconter (comme derrière chaque album de HongFei Cultures).

 

 

Source de l’image : Erling Okkenhaug

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