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28/03/2012

Contre la double peine pour les mots !

mûrs mûres, coer vallant, gaëlle duhazé, chun-liag YehIl y a quelques jours, une lectrice-bloggeuse, Kik, s’est fait l'écho, sur son blog Les Lectures de Kik, de sa récente lecture de Mûres mûres, un titre des éd. HongFei Cultures publié en 2008.  

Nous sommes heureux que cette lectrice ait apprécié ce livre qui est une très bonne découverte. Comme bloggeuse, toutefois, elle choisit de mettre l’accent sur la présentation que l’éditeur fait de la collection dans laquelle le livre est publié, à savoir la collection Cœur vaillant.

Au moment de poster sa chronique, Kik nous a courtoisement informés de cette publication en précisant : « J'espère que ma sincérité ne vous chiffonnera pas... ». Chiffonnés, non. Mais, comme éditeurs, nous jugeons important de nous donner ici le temps d’une réponse qui dépasse d'ailleurs le seul cas évoqué.

EXTRAIT de la chronique :

L'éditeur précise avant de commencer l'histoire que ce conte minuscule (je ne le trouve pas si petit!) est inspiré d'un texte classique chinois de Guo Ju-Jing (XIIIe siècle), auteur connu pour sa compilation de vingt-quatre histoires de piété filiale. J'aime cet aspect "historique". L'initiation des jeunes lecteurs à des contes classiques. Par contre pourquoi minuscule, pourquoi une présentation édulcorée de la collection Cœur vaillant : "Collection de contes minuscules tout mignons tout tendres"

Ce n'est pas parce que l'on s'adresse à des enfants de 3-6 ans que l'on doit faire quelque chose de "mignons" et "tendres"... gnangnan on peut dire aussi ? ... C'est dommage de présenter la collection ainsi. Je ne connais qu'un titre, mais pour celui que j'ai lu, je peux dire que l'histoire de Yuanyuan n'est pas ainsi. 

SUITE :

Je ne connais qu'un titre, mais pour celui que j'ai lu, je peux dire que l'histoire de Yuanyuan n'est pas ainsi. […] ce n'est pas too much, dans le gnangnan édulcoré on a vu pire. De plus, il y a cette touche de morale liée au conte, lorsque le serpent décide de ne pas mordre YuanYuan car celui-ci est généreux avec sa mère et sa grand-mère, qui rend l'histoire intéressante. Les aventures de YuanYuan invite le lecteur à réfléchir sur la générosité et le partage. Ce thème classique, souvent évoqué dans la littérature pour la jeunesse est ici développé de manière originale. […]

Cette chronique est pour le moins paradoxale car elle reproche à l’éditeur de faire [extrait] ce que, par ailleurs, elle établit qu’il ne fait pas ! [suite].

Considérant que les mots « tout mignons tout tendres » s’appliquent à la caractérisation de la collection Cœur vaillant, lorsqu’on les sous-titre – et du coup explicite – par l’expression « gnangnan », cela revient à dire, que l'intention affichée de l'éditeur est de faire du « gnangnan ». Mais quand dans le même temps, on ajoute qu’on trouve dans Mûres mûres tout autre chose et qu’on est même complimenteur, que faut-il comprendre ? De deux choses l’une : soit, pour dire les choses simplement, l'éditeur ne fait pas exprès ce qu'il réussit (cherchant à faire le pire, il serait arrivé au mieux) ; soit il convient de lire autrement ce « tout mignons tout tendres ». Et c’est bien ce que nous proposons.

La langue française est une richesse commune et vivante. La précision dont elle est capable est une des qualités dont profitent ceux qui empruntent ses voies. Que ces mots « mignon » et « tendre » aient été soumis à un avilissement, c’est chose certaine. Mais est-il besoin à tous, et notamment à un éditeur, de se soumettre aux mauvais usages ? N’est-ce pas donner autorité aux mauvais usagers ou, pire, aux usagers de mauvaise foi ! Et ce serait punir deux fois les mots : d’abord galvaudés, on les disqualifierait. Autrement dit : impuissant à lutter contre les mauvais usages, on choisirait de supprimer les mots victimes de ces mauvaises manières !

Pour notre part, nous prétendons cultiver la richesse de la langue. Nous le faisons particulièrement parce que nous nous adressons aux enfants qui s’approchant de la langue, puis la fréquentant, finiront par l’apprivoiser. Ils nous arrivent souvent, à ce sujet, de penser à ceux qui, de langue étrangère, découvrent et apprennent avec appétit le vocabulaire français. Et toujours nous nous souvenons qu’un auteur ne confond pas un mot avec le sens d’un autre.

COUV-Cici-9782355580093.jpgPuisqu’il ne paraît pas inutile de revenir à leur définition (Dictionnaire de l’Académie française), rappelons : « mignon : qui charme par sa délicatesse, sa petitesse » ; « tendre : qui éprouve, manifeste de l'affection, de l'amitié, de la générosité ou qui en relève ». Mignon et tendre se rapportent bien sûr aux petits héros de ces contes chinois publiés dans la collection (un panda roux dans Mûres mûres, un hérisson jaune ailleurs, un petit lapin blanc et un écureuil rouge ailleurs encore). Rien ici qui dégrade, rende idiot, prenne le parti de la facilité ! Et même, à bien y regarder, on notera que l’un des deux termes renvoie à l’Autre (charmé) quant le second renvoi à Soi (éprouvé). À nous, cela convient bien puisque nous publions dans cette collection, de courts textes qui portent comme projet principal l’apprentissage de "Ma Relation à l’Autre" (entendons, par le fait de l'identification, la relation du petit lecteur à l'autre, celui qui n'est pas lui).

En réduisant ces mots à l’avilissement auquel d’aucuns les soumettent, ne risque-t-on pas de participer à leur dévalorisation ? Pour notre part, nous plaçons avec fierté les mots « mignon » et « tendre » – et toute la valeur que nous leur reconnaissons – en exergue d’une collection de contes, dont nous annonçons qu’elle s’adresse aux plus jeunes par un effet de style (« tout mignon… ») et de vocabulaire (« contes minuscules ») choisi et assumé.

Loïc Jacob et Chun-Liang Yeh, éditeurs

23/03/2012

Salons et dédicaces, du 23 au 25 mars

stand hongfei culturesAGENDA

A noter, de nombreux rendez-vous avec les éd. HongFei Cultues et leurs auteurs / illustrateurs du 23 au 25 mars

Thierry Dedieu, Dragons de poussière, invité d’honneur du Salon "Résistnes" de Saint-Marcelin (36)

Rencontres autour de Samuel Ribeyron, Pi, Po, Pierrot et Salade de fruits, Médiathèque de Givors (69)

Sophie Roze, L’Autre bout du monde et Mais où est donc le lapin ?, invitée de la Semaine du Livre Jeunesse à Luçon (85)

Chun-Liang Yeh, Yexian et le soulier d’or et Le Duc aime le dragon, invité du Salon de Thénac (17)

Stand des éd. HongFei Cultures au Salon du livre de Bondues (59)

De belles rencontres à tous !  

21/03/2012

ENFANCES - Bobi+Bobi s'expose à Rablay-sur-Layon (49)

Yin la Jalous, Bobi, HongFeiDu 26 mars au 6 mai, à Rablay-sur-Layon (Maine-et-Loire), la très dynamique galerie "Village des Artistes" organise une exposition autour du thème de l'Enfance. Sophie Touret, la responsable des lieux, réunit et présente des oeuvres de six artistes : Gaëlle Allart, Bobi+Bobi, Môsieur J, Gisèle Buffet, Caroline Secq, Jérôme Paressant (voir le dossier de presse, au bas de cet article).

Concernant Bobi, ce sont notamment les originaux de Yin la Jalouse (paru en 2009 aux éd. HongFei Cultures) qui seront exposés.

Les deux livres Yin la Jalouse et Un ami pour Lucas, également illustré par Bobi et publié aux éd. HongFei, seront en vente sur place.

Enfances, Bobi, Le Villae d'artistes

cliquez sur l'image (ci-dessus/ci-dessous) pour lire plus confortablement 

Enfance, Bobi, Le Village d'artistes, exposition

télécharger le DOSSIER DE PRESSE de l'exposition

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Galerie Le Village d'Artistes - place du Mail 49750 Rablay-sur-Layon - Renseignement au 02.41.78.61.32 - http://villagedartistes.canalblog.com

 

14/03/2012

"Free Radical", un Festival de libres caractères chinois

DSC05429-my.jpgSur ce mur noir, 2000 carrés blancs laissent voir 2000 caractères chinois totalement fantaisistes.

Free Radical (c'est le nom de l'oeuvre) est le résultat d'un projet surprenant imaginé par deux designers japonais et impliquant des centaines de participants. Les deux créateurs, Tatsuya Saito et Takaaki Ishizawa, ont souhaité tendre et rendre visible un lien entre le son et le trait tracé du caractère.

Partant de caractères chinois existants, ils les ont décomposés pour n'en garder qu'un élément, souvent la racine, qu'ils ont ensuite confiés à des internautes anonymes. Ces derniers, à qui l'on fit égalemment écouter des sons, avaient alors pour mission de recomposer un pseudo-caractère dont les traits leur seraient inspirés par ce qu'ils entendaient. Conformément à la tradition, chaque caractère est composé d'une multitude de traits répondant aux codes de l'écriture chinoise et s'inscrit dans un carré.

Mais au contraire du caractère chinois né d'une image ou d'une idée, ceux-ci sont nés de l'oreille. Un peu comme si on demandait à des Français de créer puis de transcrire phonétiquement des mots qui leur seraient inspirés par l'écoute de sons. On obtiendrait des lettres (celles de l'alphabet, comme ici on a des traits) liées entre elle pour former des mots (comme ici on a des caractères) sans signification réelle.

Ici, bien sûr, le jeu consistait aussi - et finalement surtout - à faire surgir une harmonie et une beauté : celles propres à chaque caractère d'une part ; celles ressortant de leur réunion d'autre part.

Formidables caractères qui donnent à voir ce que d'autres ont entendu... Mur enchanteur qui conduit à ressentir ce que d'autres ont tracé.

* * *

L'exposition s'est tenue en 2011, dans les bâtiments d'une friche portuaire désormais dédiée à la création culturelle, à Kaoshiung, Taiwan.

Pour un meilleur aperçu du mur, rendez-vous sur le site des designers du groupe ABCS, cliquez ici.

09/03/2012

L'Art se livre... à St-Germain-lès-Arpajon

ArpajonAffiche2012.jpgDepuis lundi 5 mars, L’Art se Livre à st-Germain-lès-Arpajon. L’Art se Livre à la jeunesse et à tous ceux pour qui il importe que les enfants rencontrent des auteurs, des illustrateurs et des éditeurs avec lesquels  ils approcheront d’un peu plus près la réalité des livres et des expériences de vie, toutes choses prometteuses de belles richesses pour eux.

Aux côtés d’Anthony Browne, invité d’honneur du salon, une vingtaine d’auteurs et d’illustrateurs talentueux, aux formes d’art et de littérature variées, ont été conviés par les organisateurs (l'association FLPEJR, et Marie-Aude à la coordination générale) à présenter leur travail lors d’expositions, d’ateliers, de spectacles. Parmi eux, Chun-Liang Yeh rencontrera plus de 300 enfants de 5 à 11 ans qu’il conduira dans une lecture singulière de ses livres. Singulière, tant il est vrai que la présence et la voix d’un auteur recèlent toujours une part de merveilleux pour les jeunes lecteurs qui le côtoient le temps d'une heure ou deux.

Couv-Yexian-pt.jpgChun-Liang dédicacera également ses livres samedi après-midi et dimanche après-midi dans l'Espace Olympe de Gouges, sur le stand de la librairie La Plume du Page (Arpajon), partenaire du salon.

Rendez-vous à l'Espace Olympe de Gouges, rue René Dècle, 91180 Saint-Germain-lès-Arpajon.

Suivez le lien pour connaître tout le PROGRAMME de l'évènement.

saint-germain-lès-arpajon,anthony browne,flpejr,l'art se livre

Ci-dessus, l'espace Olympe de Gouges, Salon du livre mars 2011

 

06/03/2012

As-tu vu La Bête ?

Telle est la question d'actualité à Bologne.... où Géraldine Alibeu - et ce personnage au physique à nul autre pareil - fait partie des illustrateurs sélectionnés.

Bologne 2012, 19-22 mars... À le bel horizon ! 

6.jpg

Au fait, savez-vous qu'en France, c'est un autre bruit qui court... un deuxième recueil de quatre histoires dans lequel La Bête pointerait le bout de son nez !

Faut-il y croire ? Ici, un début de réponse... et de drôles de choses !

* * *

02/03/2012

Dedieu fait surgir les Dragons !

thierry dedieu,dragons de poussière,dragonDans toutes les bonnes librairies dès le 8 mars, Dragons de poussière, le nouveau livre de Thierry Dedieu, publié aux éd. HongFei Cultures.

 

Plus de détails sur la page Dragons de poussière du site des éd. HongFei Cultures.

 

26/02/2012

HongFei voit venir un dragon haut en couleurs...


08/02/2012

"Ne pas regarder devant soi peut vous conduire à rencontrer le bonheur."

Saint-Germain-sous-Doue, journée des écrivainsDimanche 5 février, nous participions à Saint-Germain-sous-Doue, en Seine-et-Marne, au 4e Salon des Écrivains où Chun-Liang Yeh était invité.

Dans la salle des fêtes de cette petite commune d’un peu moins de 500 habitants, il est arrivé – comme quelquefois lorsqu’on ne s’y attend pas tout à fait – un savoureux moment. L’équipe organisatrice, était sympathique et attentive, et le public est venu nombreux rencontrer une trentaine d’auteurs. DSC08428.JPG

Pour les éditions HongFei Cultures, ce fut l’occasion de retrouver des lecteurs des environs qui avaient découvert la maison en 2011 au salon de Chauffry ou à celui de Coulommiers. Nous y avons également rencontré beaucoup de nouveaux lecteurs qui découvraient avec surprise notre maison pourtant née dans leur département, pas si loin d’eux.

DSC08438.JPGEt puis, il y a ces moments si importants, ces rencontres un peu moins rapides, où l’on prend le temps de se parler. Avec Suzy, en particuliers, une dame, sept fois grand-mère et si fière de nous annoncer qu’elle est depuis quelques mois arrière grand-mère. Suzy, c’est de la vigueur, de l’autorité bienveillante, de la vivacité, de la générosité, un sourire doucement espiègle, bref un personnage. Un personnage qui aime les livres, les enfants, les lecteurs et qui, assez naturellement anime avec beaucoup d’entrain des ateliers d’écriture. Dimanche, Suzy a donc offert à Chun un recueil de plus de vingt textes écrits et illustrés sur le mode du livre de Chun et Sophie Roze Mais où est donc le lapin ?, par deux groupes d’enfants et un groupe d’adultes en situation de handicap.

(sur la photo ci-dessus, Suzy et une petite partie de son équipe lors de la remise du recueil à Chun-Liang)

DSC08464-my.jpgÀ la manière du livre d’origine, les auteurs ont rédigé des fables qui s’achèvent sur une moralité. On ne saurait résister bien longtemps au plaisir d’en citer quelques-unes fameuses… mais pour resituer d’abord les choses, disons qu’il est question d’un lapin qui, pour une raison qu’on ne connaît pas trop, s’est fracassé le tête contre un sophora sous les yeux éberlués du jeune paysan Chan. Après que les histoires aient promené le lecteur sur des voies diverses, voici donc, ci-dessous, où elles l'ont parfois amené :

 

« Les lapins sont malins, mais pas assez. »

« il ne faut pas trop se fier à un lapin, même assommé. »

« Ne pas regarder devant soi peut vous conduire à rencontrer le bonheur. »

« Les médicaments ne sauvent pas toujours, l’amour si. »

« On peut avoir le cœur sur la main et les mains dans les poches. »

« Un lapin mort, c’est un bon repas pour un humain. »

« Une amitié n’arrive jamais par hasard. »

« Souvent l’homme préfère un lapin dans son assiette plutôt qu’en liberté. »

Merci à Athénaïs, Jeanne, Nina, Walid, Clélia, Clémence, Daphné, Ines, Clélia, Clémence, Daphné, Inès, Laura, Léana, Lindsay, Mélanie, Ouweis, Sarah, Trystan, Carine, Claire, Isabelle, Liliane, Micaël, Pierre, Pierrot et Stéphane et un grand salut à Suzy.

Yexian, saint-germain-sous-doue   DSC08460.JPG

ci-dessus, les superbes dessins réalisés, à la manière de vitraux, par les enfants de la classe de GS de l'école maternelle La Source deSaint-Germain-sous-Doue, inspirés de Yexian et le soulier d'or de Chun-Liang Yeh et Wang Yi.

23/01/2012

Bonne année du Dragon

Les éditions HongFei Cultures vous souhaitent une année du Dragon riche en beautés et en livres

 

thierry dedieu,dragon,voeux

illustration de Thierry Dedieu, extraite de Dragons de poussière, à paraître aux éd. HongFei Cultures en mars 2012.

20/01/2012

Made in Asia - Zoom sur les éd. HongFei Cultures

ImageGd.jpgÀ Toulouse, depuis 2008, Made In Asia, festival unique en France, a pour ambition de faire mieux comprendre la réalité de l’Asie contemporaine, ses évolutions et ses tendances.

Du 25 janvier au 10 février 2012, à l’occasion du centenaire de la République de Chine (Taiwan), Made in Asia met à l’honneur l’île de Taïwan. Taïwan vaut mieux que le cliché de « dragon asiatique » et connaît une scène artistique au style unique. Gardiens de la culture chinoise ancestrale et avides de nouvelles technologies, les artistes taïwanais excellent à la croisée de l’Est et de l’Ouest, du passé et du présent.

Zoom sur les éd. HongFei Cultures :

Dans ce cadre, le festival invite les éd. HongFei Cultures et met en lumière une collection, un titre, un auteur et trois illustratrices.

9782355580314.jpgÀ découvrir la collection Belle Ile Formosa (7 titres actuellement, un 8e à paraître en mai 2012), qui présente des textes d’auteurs contemporains de Taiwan illustrés d’images originales créées en France ; rendez-vous au village asiatique, place du Capitole, sam. 27 et dim. 28 janv.

9782355580307.jpgÀ lire La Bête et les petits poissons qui se ressemblent beaucoup, texte de Pei-Chun Shih, illustré par Géraldine Alibeu ; rendez-vous au village asiatique, place du Capitole, sam. 27 et dim. 28 janv.

P1070307-pt.jpgÀ rencontrer, l’auteur Chun-Liang Yeh, en atelier d’écriture, sam. 27 janv. de 10h à 13h et l’illustratrice Géraldine Alibeu, en atelier d’illustration, sam. 27 janv. de 14h à 17h, à la bibliothèque Serveyrolles.

GAlibeu.jpg

À visiter, « Tigre et Dragon », exposition des planches originales des deux livres Face au Tigre (Pauline Kalioujny) et Le Duc aime le Dragon (Valérie Dumas), du 24 janv. au 25 fév., à la bibliothèque Serveyrolles.

Jungle.jpg   F-SCAN00-pt.jpg

Rendez-vous à Toulouse, place du Capitole pour le Village asiatique les 28 et 29 janv. et à la bibliothèque Serveyrolles, 10 rue Charles Garnier 05.61.20.35.94

17/01/2012

des enfants, des livres, des caractères chinois et tant de commentaires sympathiques

P1070286.jpgAprès leur rencontre avec Chun-Liang Yeh, au cours de laquelle les enfants de la classe de CE2 de Lautrec (dans le Tarn) ont lu des livres, écouté des histoires et découvert l'écriture chinoise, pas un n'a manqué pour écrire un commentaire très sympathique sur le blog (privé) de leur école...

Merci à leur enseignante Isabelle pour le bel accueil que ses élèves et elle ont réservé à Chun-Liang un peu avant Noël... et merci pour les photos à découvrir tout au long de ce post !

ClasseCE2Lautrec-sept.2011.jpg

(Pour découvrir les commentaires et les photos... cliquez sur le lien ci-dessous !)

Lire la suite

14/01/2012

La démocratie a une histoire.

1895 : L'île de Taïwan acquiert le statut de province chinoise juste avant sa cession au Japon.

1912 : Fin de la dynastie des Qing. Proclamation de la République de Chine sur le Continent.

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Sun Yat-sen (1866-1925), père-fondateur de la République de Chine

1938 : Naissance de ma mère sur une île de pêcheurs à Kaohsiung, sud de Taïwan.

1945 : Les Japonais quittent Taïwan après la seconde guerre mondiale.

1949 : Suite à la guerre civile entre le Parti Nationaliste chinois et le Parti Communiste, arrivée à Taïwan des réfugiés nationalistes. S'installe un régime autoritaire avec le parti unique de Chiang Kaï-chek. L'application des lois martiales interdisant la formation des partis politiques.

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Chiang Kaï-chek (1887-1975)

1979 : Répression d'une manifestation pacifique à Kaohsiung organisée par les éditeurs de la revue "Belle Ile Formosa" le 10 décembre, journée internationale des droits de l'homme. J'avais 10 ans.

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Les premiers numéros de la revue Belle Ile Formosa 美麗島雜誌.

1986 : Formation du Parti Démocratique Progressiste (DPP) par les "dissidents" au pouvoir.

1987 : Levée des lois martiales après 38 ans d'application. 

1996 : Première élection du président de Taïwan (République de Chine) au suffrage universel, pour un mandat de quatre ans.

2012 : 5e élection présidentielle avec 18 millions de votants. Pas moins de cent milles Taïwanais à l'étranger ou résidant sur le Continent rentrent au pays pour exercer leur droit de vote. Parce que c'est NOTRE démocratie.

DSC08228.JPG

Maman devant le bureau de vote à Yonghe, Taipei, le 14 janvier 2012.


poste de Chun-Liang YEH

voir aussi D'une Chine à l'autre, article du Monde le 13/01/2012

06/01/2012

Meilleurs voeux pour 2012

Les éditions HongFei Cultures vous souhaitent une belle et heureuse année 2012, pleine de livres et de ciels étoilés.

Voeux2012-HongFei-image.jpg

d'après une illus. de Géraldine Alibeu, extraite de Veux-tu devenir Bête ? à paraître en mai 2012

30/12/2011

Festin partagé - Belle et Heureuse Année 2012

Chers amis qui passez sur ce blog,

les éditions HongFei Cultures ont le plaisir de vous adresser leurs voeux très chaleureux pour une Belle et Heureuse Année 2012.

Puisse-t-elle débuter sur un superbe festin partagé !  

img004.jpg

peinture de Qi Baishi, extraite de Qi Baishi. Le peintre habitant temporaire des mirages, éd. Philippe Picquier, 2011.

23/12/2011

Un hiver lumineux

DSC07682.JPGA l’approche du solstice d’hiver, les jours sont courts. Je me penche sur les diverses tâches devant ma fenêtre, et lorsqu’il me vient à l’esprit de lever la tête pour contempler le coucher du soleil, je n’aperçois que la lumière dorée perçant les nuages bas. La voûte céleste brille de milles couleurs, mais sans le soleil.

Mon regard cherche l'astre en vain, comme mes mots tendres cherchent ceux qui devaient les entendre mais qui ne sont plus là.

A l’approche de Noël, j’ai sorti les guirlandes lumineuses du rangement. Des modèles récents en LED mais aussi des plus anciens. Ces décorations me rappellent l’enfant que j’étais, lorsque mon père en sortait pour l’unique occasion du nouvel an chinois. Lui qui a dû se battre dans la vie pour nous procurer une existence stable et heureuse, savait que les rêves d’un enfant n’ont rien de superflu. Aujourd'hui, les guirlandes dans les mains, j’ai compris qu’il ne m’a pas seulement appris à me battre mais aussi à ne pas oublier de rêver.

La maison s’illumine, le cœur aussi.

Que vos fêtes soient belles, chaleureuses et heureuses.

08/12/2011

Chun-Liang Yeh dans le Tarn et en Haute-Garonne

Rencontres avec Chun-Liang YEH à Lautrec (9 déc.) et à Toulouse (10 déc.) 

CaféPlùm.jpgVendredi 9 décembre

 

Rencontre littéraire avec Chun-Liang YEH, au Café Plùm à 21h, rue de l'Engouzy à Lautrec dans le Tarn

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Banniere_Tire-Lire.jpg

Samedi 10 décembre

Chun-Liang YEH en dédicace à la Librairie Jeunesse TIRE-LIRE de 10h30 à 12h30, 77, rue Pargminières à Toulouse

AnnonceSignChun.jpg

Pour l'occasion, Chun-Liang dédicacera notamment ses deux derniers livres parus aux éd. HongFei Cultures.

 

30/11/2011

Montreuil Jour J

Le Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil ouvre ses portes du mercredi 30 nov. au lundi 5 décembre.

FondCadeaux4.jpg

MontreuilAnnonceDédicaces.jpg      MontreuilPlanDragon.jpg

Cliquez sur les deux images ci-dessus pour le détail des dédicaces ou pour nous trouver sur le plan du salon (rdc, stand H 19).

25/11/2011

HongFei Cultures au salon de Montreuil 2011

CartonMontreuilRecto.jpg

cliquez sur l'image !

16/11/2011

L’apprentissage du désir [2]

Pour ouvrir notre nouvelle collection « Contes de Chine », nous avons choisi de présenter l’histoire de Yexian, « Cendrillon chinoise ». Partant du texte de l’auteur DUAN Chengshi qui a vécu au neuvième siècle, la plus ancienne version écrite connue du conte de Cendrillon, nous en proposons une version en langue moderne très respectueuse de l’intention de l’auteur.  

 

Quatrième de couverture : Yexian, sensible et sage, est tourmentée par sa belle-mère et sa demi-sœur. Elle trouve son réconfort auprès d’un poisson aux yeux d’or. Mais la marâtre tue le poisson et l’enterre au pied d’un arbre.  

 

Une Immortelle venue consoler Yexian lui révèle un secret : si l’enfant prend soin du squelette du poisson, celui-ci exaucera chacun de ses souhaits. 

 

La magie du poisson permet à Yexian de se parer des plus beaux atours et de se rendre secrètement à une grande fête. Mais sa belle-mère s’y trouve aussi et semble la reconnaître. Dans sa fuite, Yexian perd une de ses magnifiques chaussures. Le soulier d’or, parvenu entre les mains d’un roi, conduira enfin la jeune fille à son bonheur. 

 

 

YX-mariage.jpgMon adaptation de ce texte chinois ancien à une lecture moderne, sans qu’en soit altéré ni l’esprit ni la sobriété, préserve la précision de la narration des événements (apparition et disparition du poisson magique, révélation de l’Immortelle, pérégrination du soulier d’or) sans ajout artificiel de descriptions sur le tempérament ou la motivation des personnages en action. 

 

Une fois mon écriture achevée, j’ai eu le sentiment que dans son récit DUAN Chengshi avait voulu nous inviter à poser le regard sur certains aspects de l’histoire de Yexian en nous épargnant des contingences distrayantes. En fait, ce conte se prête à une lecture parabolique. Mais à quelle symbolique avons-nous affaire ? Si, par exemple, le poisson et la marâtre peuvent être compris comme des métaphores, de quoi seraient-ils le signifiant ? Et pourquoi la fin du conte chinois diffère-t-elle autant de la version que nous connaissons en France ? En apportant quelques éclairages sur ces points, je propose une lecture possible de ce conte, parmi d’autres sans doute envisageables.

 

Dans ce récit, le lien entre Yexian et le poisson magique, auprès duquel la jeune fille trouve du réconfort dans le malheur de la perte de ses parents et la persécution de sa belle-mère, apparaît comme une relation de dépendance basée sur le « besoin ». Yexian a besoin de trouver un équilibre affectif dans une vie qui la malmène tant, et c’est le soin qu’elle apporte à ce poisson extra-ordinaire qui le lui offre. Est-ce par méchanceté gratuite ou par jalousie que la marâtre tue le poisson et le mange ? Nous ne le savons pas. Beaucoup de suppositions sont possibles, mais toujours est-il qu’elle rompt par cet acte cruel l’équilibre fondé sur la dépendance entre la jeune fille et le poisson. Ce faisant, elle oblige Yexian à chercher d’autres horizons pour s’en sortir. La jeune fille entreprend alors un apprentissage du « désir » grâce à la révélation de l’Immortelle. À travers les souhaits qu’elle énonce en priant le squelette du poisson, elle apprend à désirer avec pertinence les objets appropriés (la robe et les souliers) et à les utiliser au moment opportun (lors de la fête). Mais écouter son désir implique aussi de se laisser porter par le courant des événements ; ainsi en est-il du périple du soulier égaré qui finira par apporter le bonheur à la porte de la jeune femme sous la forme d’un mariage somptueux avec le Roi.

 

Je suis d’autant plus frappé par l’évidencede cette lecture du conte que nous a transmis DUAN Chengshi que l’épilogue, qui me paraissait énigmatique auparavant, en constitue finalement une clé tant recherchée. En effet, à la fin de l’histoire, il nous est raconté comment la marâtre et sa fille vont mourir puis que pendant longtemps les membres de leur tribu vont venir prier sur leur tombe quand ils désireront la naissance d’une fille dans leur famille. On doit comprendre ainsi que la marâtre a fait quelque chose de « bien » de son vivant, sans quoi son esprit serait incapable d’exaucer le vœu des gens. Le « bien » qu’elle a fait fut d’aider Yexian à passer de l’état d’un besoin à celui du désir, et donc à avancer dans sa vie. Plus loin, DUAN Chengshi précise aussi que le squelette du poisson magique, entré en possession du Roi, cessa au bout d’un an d’exaucer ses vœux. Il me semble qu’on peut bien supposer ici qu’à la différence de Yexian, le Roi qui s’est attribué le squelette n’a pas connu l’adversité ni parfait son éducation en matière de désir. Or, lorsque la quête n’est pondérée par aucun apprentissage du désir, nul objet dans le monde ne saurait être longtemps magique.

 

post de Chun-Liang YEH

en heureux souvenir d'une conversation avec Loïc à Blois il y a un mois

 

Image extraite de l’album Yexian et le soulier d’or, illustré par WANG Yi.